Municipales 2020 : pas de fausses promesses aux enfants

Publié le 14 février 2020

À l'occasion des élections municipales, UNICEF France lance une campagne visant à mettre l'enfance au cœur du débat démocratique local.

Paris, le 17 février 2020 - Respirer, apprendre, inclure, participer : ces quatre priorités doivent inspirer les candidat·e·s et servir d’éclairage aux citoyen·ne·s au moment de faire leur choix. Les 15 et 22 mars prochains, les Français·es éliront leur maire et choisiront un projet pour leur ville. Les électeur·rice·s doivent savoir que les décisions prises par le conseil municipal ont un impact fort sur la vie des citoyen·ne·s les plus jeunes. Un grand nombre des politiques publiques en direction des enfants sont mises en œuvre à l'échelle des villes et des métropoles et le·la maire est souvent le·la premier·e élu·e que les enfants connaissent. Leur avenir se dessine au cœur des collectivités, c'est pourquoi il est fondamental que les enfants et les jeunes ne soient pas les oublié·e·s du scrutin municipal.

#VotezPourNous

Lancée sur les réseaux sociaux d'UNICEF France le 17 février, la campagne de sensibilisation #VotezPourNous interpelle : « Voterez-vous pour les droits des enfants ? » Choisir le programme du ou de la futur·e maire, c'est voter ou non pour l'application des droits de l'enfant sur son territoire et ce doit être un acte de solidarité envers les générations futures, celles qui ne votent pas encore.

Pour chaque enfant : respirer, apprendre, inclure, participer

UNICEF France demande aux candidat·e·s de prendre quatre engagements (fondés sur le respect de la CIDE et l'atteinte des ODD), afin que l’équité soit au cœur de toute décision concernant les enfants :

Bien-être et qualité de vie des enfants

  • Lutter contre la pollution de l'air aux abords des écoles (généralisation des rues scolaires, mise en place de zones à faible émission...)
  • Investir dans la petite enfance (augmentation du nombre de places en crèche, scolarisation des enfants de moins de 3 ans...)

Lutte contre l'exclusion et les discriminations visant les enfants

  • Garantir l'accès de chaque enfant aux services publics (gratuité de l'ensemble des service pour les enfants en situation de précarité...)
  • Œuvrer pour que les filles aient le même accès aux loisirs que les garçons (repenser l'aménagement des cours d'écoles et plus généralement de l'aménagement urbain pour faciliter la mixité...)

Un parcours éducatif de qualité pour chaque enfant et jeune du territoire

  • Accompagner l'accès à l'école des enfants en situation de pauvreté (facilitation des inscriptions scolaires, services d'interprétariat pour gagner la confiance des familles...)
  • Soutenir l'accès à la culture et aux loisirs et à la culture de ces mêmes enfants (gratuité des lieux culturels et sportifs...)

Développement de la participation des enfants et de leur engagement dans la vie publique

  • Créer ou animer des espaces de consultation et d'expression (instances de participation adaptées à chaque âge, participation des jeunes au budget participatif...)
  • Associer les enfants et les jeunes aux projets de ville (dispositifs mobiles de participation, développement des modes de participation informels...)

La liste de ces propositions n’est pas exhaustive mais elle est le signe qu’une politique locale guidée par l'application des droits de l’enfant, outre son impact sur la vie des enfants, est un facteur de cohésion sociale et de bien-être pour toute la collectivité.

En France, des villes aimées des enfants ?

S'appuyant sur les bonnes pratiques observées dans le réseau des Villes amies des enfants (VAE) animé par UNICEF France depuis 2002, ces recommandations sont actuellement présentées aux candidat.e.s par nos comités locaux. Sur tout le territoire, les 5000 bénévoles de l'association organisent des rencontres avec les candidat.e.s pour les inciter à des actions concrètes si ils.elles sont élu.e.s.

Le partenariat VAE avec les municipalités arrive à échéance en mars 2020 et sera renouvelé après les élections pour les collectivités qui en feront la demande. Pour se porter candidates et être éligibles au titre de Ville amie des enfants, les collectivités devront effectivement respecter les quatre engagements présentés ci-dessus.

Pour Sébastien Lyon, directeur général d'UNICEF France : « Un mandat municipal dure 6 ans. Si l'on ramène ce temps à l'échelle de la vie des enfants dans une collectivité, c'est l'équivalent du temps qui les mènera de la maternité à l'entrée au CP. C'est également le temps de l'école élémentaire. Enfin c'est celui de l'adolescence, du collège au lycée. Ces années sont cruciales et résonnent tout au long de l'existence de chacun·e. Pour cette raison, la responsabilité des élu·e·s est grande et elle les oblige. »