Ne plus naître séropositif aujourd’hui !

Publié le 29 juillet 2010 | Modifié le 06 juillet 2015

L’Unicef a participé à la Conférence internationale sur le sida, qui s’est tenue à Vienne du 18 au 23 juillet 2010. Au centre de cette 18e édition : les enfants et les jeunes.

 

Chaque année, 400 000 enfants naissent séropositifs. L’objectif que s’est donné la Conférence internationale sur le sida 2010 : faire de l’élimination effective du VIH chez les nouveau-nés une priorité mondiale. Et c’est aussi l’une des priorités de l’Unicef, qui travaille beaucoup sur la prévention de la transmission mère-enfant, comme l’a rappelé le directeur de l’Unicef Tony Lake lors de cette conférence.

Selon les experts VIH/sida de l’Unicef, venus de plus de 35 pays du monde, cette conférence a bien réaffirmé l’importance capitale de la PTME (Prévention de la Transmission Mère-Enfant). Mais il y a un obstacle de taille : à cause de la stigmatisation dont elles sont victimes, de trop nombreuses femmes n’ont pas accès aux services d’aide et de soins. Les adolescents et jeunes adultes rencontrent les mêmes difficultés.

 

Atteindre les personnes les plus difficiles à atteindre

 

Pour Jimmy Kolker, chef du VIH/sida à l’Unicef, « pour que l’aide et le suivi que nous apportons soient réellement universels, il faut arriver à atteindre ceux qui sont le plus dur à atteindre. La santé et la survie de ces mères et de ces enfants en dépendent. »

Le succès de la PTME implique de s’attaquer à des questions difficiles et délicates, comme la consommation de drogue par les femmes enceintes séropositives. Ces femmes sont victimes d’une très grande discrimination, et ce dans le monde entier, à cause de leur dépendance, mais aussi de leur séropositivité. Cette exclusion sociale les entraîne à ne pas se faire suivre pendant leur grossesse, ou à faire la démarche juste avant l’accouchement : il est alors trop tard pour essayer de prévenir la transmission du virus du VIH à l’enfant. La stigmatisation aggrave le cercle vicieux de l’addiction et du VIH. L’étendue du problème est gigantesque, et la réponse, aujourd’hui, inadéquate, à la fois en ampleur, et en efficacité.

En Europe de l'est, l'épidémie explose

  

La conférence de Vienne portait en particulier sur la pandémie dans les pays d’Europe de l’est et d’Asie Centrale, qui restent les seules régions du monde où l’épidémie progresse. Selon le dernier rapport de l’Unicef « Blâme et bannissement », une augmentation jusqu’à 700% des contaminations au VIH a été observée dans certaines zones de la Fédération de Russie depuis 2006. 80% de ces nouveaux séropositifs ont moins de 30 ans. Outre la prostitution, l'échange de seringues usagées chez les enfants des rues, qui souffrent d’une réelle exclusion médico-sociale, est la principale cause de cette progression.

Inquiétude sur le financement de l’aide

 

La menace de la crise économique pèse sur le financement de la lutte contre le sida. D’après le rapport de l’Onusida, le financement, par les Etats riches, des programmes de lutte antisida dans les pays pauvres a reculé de 7,6 milliards de dollars en 2009. Quelque 25 milliards de dollars seraient nécessaires cette année pour combattre le sida dans les pays les plus pauvres. Pour le moment, il manquerait 11,3 milliards.

Pour apporter votre soutien à cette campagne « Unissons-nous pour les enfants contre le sida », vous pouvez faire un don en cliquant ici.
 

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