Niger : améliorer l'accès à l'eau potable

Publié le 13 septembre 2006 | Modifié le 31 mars 2016

La stratégie « WASH » (eau, assainissement et hygiène) menée par l'Unicef avec le gouvernement et les ONG vise notamment la réduction de la mortalité infantile.

L'accès à l'eau potable est une lutte de tous les instants pour les habitants du Niger et surtout pour les femmes et les filles, qui sont chargées de l'approvisionnement de la famille. Cette situation a des conséquences négatives sur la scolarisation des filles, la santé des femmes et des bébés.

Dans le Niger rural, 64% de la population n'a pas accès à l'eau salubre. Nombreux sont les habitants qui boivent l'eau des mares qu'ils partagent avec le bétail. Parmi les risques : le ver de Guinée, ou encore des taux élevés de produits chimiques comme le fluor et les nitrates.

La majorité des décès de nourrissons et d’enfants dans le Niger rural est liée à la pollution de l'eau, au manque d'hygiène et à des moyens d'assainissement inadaptés. Ces conditions compromettent la survie des enfants mais aussi leur développement physique et mental.

L'intention de l'Unicef au Niger et dans le monde, conformément à l'objectif n°7 des Objectifs du millénaire pour le développement, est de réduire de moitié d’ici à 2015 le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable ou à des moyens d'assainissement de base.

Dans le cadre de sa stratégie WASH (acronyme anglais de Water, Sanitation and Hygiene : eau, assainissement et hygiène), l'Unicef travaille avec le gouvernement, les ONG et les comités locaux afin de contribuer à l'installation et à la maintenance de meilleurs systèmes d'alimentation en eau.

Au Niger, au cours des deux dernières années, l'Unicef a contribué à la construction et la réparation de 116 sondes et de 41 puits cimentés, au service de 235 000 personnes. Plus de 2 millions de dollars (1,58 million d’euros) ont été alloués en 2006 pour permettre à 120 000 personnes (dont 60 000 femmes et 24 000 enfants de moins de cinq ans) d'avoir un accès plus facile à de l'eau potable et à un assainissement adéquat.

L'Unicef a installé une pompe à eau solaire dans le village de Guidan Gazobi, fournissant de l'eau salubre à plus de 3 000 personnes via sept pompes facilement accessibles dans le village. Ayu Yaou est à la tête du comité local de l'eau qui supervise la gestion et la maintenance de l'équipement en eau : « Notre charge est beaucoup moins lourde car nous n'avons plus à marcher des heures pour trouver de l'eau maintenant qu'il y en a dans le village, dit-elle. La qualité de l'eau s'est bien améliorée et aujourd'hui elle est potable. Nos enfants sont en meilleure santé ».

Diminution des maladies liées à l’eau

Anne Ouedraogo, responsable adjointe du programme de l'Unicef, explique : « Avant l'installation du système d'approvisionnement en eau à Guidan Gazobi, beaucoup de problèmes liés à l'eau touchaient ce village, comme les diarrhées par exemple. De plus, les femmes devaient aller loin du village pour trouver de l'eau ». Elle constate qu'avec la mise en place du nouveau système, les corvées d'eau prennent beaucoup moins de temps, et la communauté a vu une nette diminution de la fréquence des maladies d'origine hydrique.

Comme le montre clairement l'exemple de Guidan Gazobi, l'amélioration de l'accès à l’eau, à des moyens d'assainissement de base et une meilleure hygiène jouent un rôle capital dans la survie des enfants.

  • L’Unicef lance le 28 septembre le rapport Progrès pour les enfants n°5 : un bilan de l'eau et de l'assainissement sur la réalisation de l'objectif n°7 des Objectifs du millénaire pour le développement : réduire de moitié d’ici 2015 le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable ou à des moyens d'assainissement de base.

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