Niger : l’éducation et bien plus, avec les Ecoles Amies des Enfants

Publié le 12 juillet 2013 | Modifié le 31 mai 2016

Garantir à tous les enfants une éducation de qualité, dans un environnement sûr, qui leur donne également accès à la santé et à la protection : telle est la mission du programme UNICEF « Écoles Amies des Enfants » au Niger. Un beau défi à relever ensemble, dans ce pays où encore 52% des filles et 40% des garçons n’ont pas accès à l’école primaire…

« On est vraiment content d’aller en classe. On veut faire du bon travail et réussir » confie Zhara, 11 ans. Encore récemment, les tâches ménagères constituaient la majeure partie de ses journées. Aujourd’hui, Zhara va à l’école, comme tous les enfants du village. « Je veux devenir infirmière et ma copine, enseignante ! ».
 
Malheureusement, tous les enfants au Niger n’ont pas la chance de pouvoir se projeter ainsi. Seulement 48% des filles et 60% des garçons sont scolarisés en primaire et les inégalités persistent entre les filles et les garçons. L’objectif de l’UNICEF : faire en sorte que tous les enfants, en particulier les plus vulnérables, puissent avoir accès à une éducation de qualité. Mais le programme « Ecoles Amies des Enfants » va plus loin, en faisant de l’établissement scolaire un lieu stratégique où, au-delà de l’enseignement, des services sanitaires et sociaux sont dispensés aux élèves.
 

De bonnes conditions pour étudier

 
Comment bien apprendre sans table, sans chaise, sans cahier ? Le programme Écoles Amies des Enfants fournit aux écoliers et aux enseignants le matériel scolaire et le mobilier indispensables. Depuis 2010, dans tout le pays, 3 000 bureaux d’écoliers, ainsi que des bureaux pour les enseignants et des étagères pour les salles de classe ont été installés. Pour répondre au besoin de fournitures, 1 500 kits scolaires et 150 kits préscolaires (pour les enfants en bas âge), ont été mis à disposition.
 
Par ailleurs, les enseignants, les directeurs d’établissement, les inspecteurs et les conseillers pédagogiques sont engagés dans un cycle de formation de  « renforcement des compétences », pour assurer une éducation de qualité, ainsi que le bien-être physique et psychologique des élèves.
 

Santé, eau potable, toilettes…

 
Les Ecoles Amies des Enfants favorisent, au sein même de l’établissement, l’accès à des services de santé de base pour tous les enfants : visites médicales, campagne de vaccination, fourniture de médicaments et de trousses de premiers soins, etc. Les enseignants sont formés aux gestes de premiers secours et aux bonnes pratiques de la vie courante tels que l’hygiène, la nutrition, ou encore la gestion de l’eau.
 
Dans ces écoles sont également mis à disposition des enfants des points d’eau potable et des latrines. Au-delà de leur évidente utilité au quotidien, ces installations favorisent la scolarisation des filles : en effet, nombreuses sont celles qui manquent les cours parce qu’elles sont chargée de la corvée d’eau pour la famille, ou parce qu’il faut s’éloigner dans la brousse pour pouvoir faire ses besoins en toute intimité… « Avant, on devait marcher 10 ou 20 minutes pour trouver des endroits sûrs. On manquait souvent des leçons » explique Nana, 11 ans, en primaire à l’école Serkin Yama Saboua, dans le sud du Niger. Désormais, son école possède des latrines, séparées filles/garçons. « En 2007-2008, rapporte Mr Azirka, le directeur de l’école, le taux de réussite des filles aux examens était de 7% seulement. En 2012, il est passé à 64% ! ».
 

La communauté impliquée

 
L’éducation des enfants n’est pas seulement l’affaire des parents et des enseignants, c’est celle de toute la communauté. L’UNICEF inclut donc dans ses programmes un travail avec notamment les leaders religieux et les autorités locales, afin de les sensibiliser aux enjeux de la scolarité de tous les enfants, et de les mettre à contribution dans la gestion de l’école et des services mis en place.
 
La communauté est également invitée à participer à des activités telles que l’aménagement et l’entretien des infrastructures, la gestion des fournitures scolaires, la surveillance des élèves, etc. Mme Issoufou, avec un groupe d’autres mamans, est chargée de veiller à ce que tous les enfants du village aillent bien à l’école, notamment les filles. « Tous les matins, nous passons dans les classes pour nous assurer de la présence de tous les enfants inscrits. Si un élève n’est pas là, nous informons immédiatement les parents et cherchons la cause de son absence ».
 
Grâce à toutes ces mesures, le nombre de filles terminant le cycle primaire au Niger est passé de 36% en 2007, à 42,6% en 2011. Des progrès restent encore à faire, mais avec votre soutien, nous pourrons continuer nos actions et faire en sorte que tous les enfants, sans distinction, puissent avoir la chance d’aller à l’école.
 
 
 
*Entreprises amies de l’UNICEF en France : Studio Fabien, Jousselin Construction, Site Peugeot Sochaux, Agences Pelimmo, Adoneom, Proludic, Isa Plus, SARL CSTM, Groupe ESC Toulouse, Chocolat Show, Univers Ecoles, Echo Vert Rhône Alpes, Expertise et Formation SARL, CE HP, Cabinet de Bois Préau, CEGOS, SCV Domaine skiable, My Toys, L'Armoire Des Petits, Monteo, Geodis Wilson France, Ecoles BJOP, Cours Clapeyron, Cours Spinoza, Veteco, URSCOP Rhône alpes, Diplomissimo, Cours Hattemer, Lyonnaise d'Environnement et de Services, Bfinance International, Labaronne Citaf SAS

Média

Vidéo

 

En savoir plus

Message vidéo d’Halima, première Nigérienne étudiante à Harvard. Elle plaide pour l’éducation des filles.

Des partenaires tels que les « Entreprises amies de l’UNICEF»* ainsi que Clairefontaine, Marques Avenue, Century 21, Chapitre, Crédit coopératif, et NYSE-Euronext, soutiennent l’éducation au Niger à hauteur de plusieurs centaines de milliers d’euros.
 

Inscrivez-vous

Suivez toutes les actualités de l'UNICEF

Soutenir nos actions