Pakistan : premiers décès dus au froid

Publié le 29 novembre 2005 | Modifié le 28 décembre 2015

Depuis quelques jours, la neige tombe sur les hauteurs environnant Muzaffarabad, rendant les conditions de survie encore plus dures et les opérations de secours très difficiles, avec le maintien à terre de certains hélicoptères et l'annulation de livraisons par camion.

Cette grave situation a conduit le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à rappeler à la communauté internationale la nécessité de se concentrer sur l'assistance, afin de sauver des vies et de reconstruire plus tard. Le chef du centre des opérations de secours des Nations unies au Pakistan, Andrew MacLeod a regretté "une impression trompeuse de sécurité" après la conférence internationale des donateurs qui s'est engagée le 19 novembre à Islamabad à apporter une aide financière de près de 6 milliards de dollars pour la reconstruction du pays. "Cet argent ne sert pas aux secours, il n'apporte pas de tentes", a-t-il souligné en rappelant que l'appel de fonds d'urgence de 550 millions de dollars lancé par l'ONU en octobre n'avait été souscrit que pour moins de la moitié.

"L'hiver et la nature nous lancent un rappel à l'ordre: il faut se concentrer sur les opérations de secours pour sauver des vies, on reconstruira après ».

Les récents arrivés dans le camp sont en mauvaise santé, beaucoup d'entre eux souffrent de pneumonie. Nous avons protégé les camps contre le froid en fournissant deux bâches de plastiques par tente et trois couvertures par personne. Des centaines de cas de pneumonie touchant des enfants ont été enregistrés dans le nord du Pakistan où l'hiver s'est installé depuis quelques jours. Un responsable des Nations unies avait fait état lundi des décès de deux enfants des suites de pneumonie, à Muzaffarabad et dans un village proche de Balakot, plus au nord-ouest.

Depuis plusieurs semaines, les Nations unies et plusieurs organisations humanitaires ont mis en garde la communauté internationale contre les risques d'une seconde vague de décès avec l'arrivée de l'hiver himalayen, qui rend encore plus précaires les conditions de survie des rescapés et compliquent les opérations de secours, notamment par hélicoptères.

 

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