Pierre, recruteur de donateurs pour les enfants du monde

Publié le 01 février 2012 | Modifié le 23 décembre 2015

Été comme hiver, ils écument les rues des grandes villes de France et vous arrêtent dans la rue. Eux, ce sont les « streetmarketers », ces recruteurs de donateurs en face-à-face pour le compte d’ONG ou d’agences de l’ONU. Leur mission est parfois ingrate, mais indispensable. Grâce à eux, le nombre de nos donateurs réguliers augmente tout au long de l’année, ce qui nous permet de financer des programmes sur le long terme. Découvrez ce métier à travers Pierre, aux côtés de l’Unicef France depuis 1 an !

Des moments de galère …

Quartier Châtelet, Paris, 15h30. En ce mois de janvier glacial, le mercure peine à dépasser la barre des deux degrés…

On les reconnaît de loin, car ils portent le t-shirt ou le manteau de l’association qu’ils représentent. La plupart du temps, on préfère les éviter en baissant la tête ou alors on fait semblant de ne pas les entendre… Des difficultés que Pierre et ses collègues connaissent bien.  Dans la rue, confrontés au va et vient permanent, ils se mettent en quatre pour attirer l’attention des passants et leur décrocher un sourire« Bonjour Madame, vous avez quelques instants à m’accorder ? », demande t-il à une jeune femme qui ne semble pas trop pressée. Mais la passante ne s’arrête pas et continue son chemin comme si de rien n’était. Malgré ces conditions difficiles, Pierre n’a qu’une chose en tête : « aller vers les gens et rester positif. » Il ajoute : « dans une heure et demi, il va faire nuit, et là, les gens auront encore moins envie de nous écouter. » À 25 ans, ce streetmarketer hors pair déploie une énergie sans borne pour notre association. « [Son] bureau », comme il aime le dire « c’est la rue, et ça [lui] laisse une grande part de liberté. » 

À nos côtés depuis 1 an, Pierre a désormais l’expérience suffisante pour former d’autres recruteurs de donateurs. Il en est à sa quatrième mission pour l’Unicef. Ces missions durent 6 semaines. La première semaine, Pierre forme les nouveaux. Ensemble, ils passent un jour et demi au siège de l’Unicef France, autour d’une formation théorique. Cette formation consiste à acquérir des connaissances sur les missions et les actions de terrain de l’Unicef d’une part, et à apprendre des techniques d’approche des passants d’autre part. Ensuite, c’est le terrain. Pendant quelques jours, Pierre observe ses équipes, composées chacune de 7 ou 8 streetmarketers, les conseille, les oriente et les encourage. « Il faut apprendre à s’approprier l’espace où on se trouve, bouger, se déplacer, ne pas rester statique », souligne t-il. Puis, dès la deuxième semaine de la mission, Pierre redevient un recruteur de donateurs comme les autres, et il adore ça.

… aux belles rencontres

 « On a deux minutes en moyenne pour convaincre », explique t-il. Face aux questions des passants, Pierre a toujours des réponses bien préparées. « Personne ne peut dire « je ne suis pas concerné », affirme t-il. Pour Pierre, il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions ! « Il ne faut pas prendre les choses pour soi, et surtout, il faut mettre les gens à l’aise. » Une fois que la personne s’est arrêtée et écoute, « il faut être concis et amener tranquillement, mais assez vite quand même, le bulletin de soutien régulier dans la conversation » (le bulletin reste dans le sac jusqu’à ce moment-là). Bien conscient que les gens sont très sollicités, Pierre aime rappeler que « même une petite somme par mois peut faire une différence pour les enfants. »

« Je prends énormément de plaisir dans ce métier », affirme Pierre, enthousiaste. « La rue, c’est vivant. Il y a tous les âges, toutes les couches sociales. », poursuit-il. L’aspect humain est fondamental. « Je rencontre des gens super tous les jours. Certains nous offrent le café, s’intéressent vraiment à ce que l’on fait. »       Il ajoute: « Tout le monde devrait être streetmarketer pendant une semaine, pour mieux comprendre à quoi on sert », suggère t-il. « Beaucoup pensent que ce n’est pas un métier et méprisent notre action, mais c’est par manque d’informations », conclut le jeune homme.

Entre ses missions pour l’Unicef, Pierre est toujours par monts et par vaux. Passionné de voyages et de photographie, il parcourt la terre entière. Profondément sensible aux enfants, il a créé il y a quelques années une association d’aide aux enfants du Guatemala… La prochaine fois que vous croisez un streetmarketer, prenez au moins le temps de lui rendre son sourire, ça change tout !

En savoir plus

Le métier de recruteur de donateurs vous intéresse ? Pour postuler et connaître les dates des prochaines sessions de formation, contactez-nous.

Tout au long de l’année, retrouvez les équipes de l’Unicef dans les rues de Paris, Rennes, Lilles, Lyon et Toulouse !

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