Plus de 200 000 personnes affectées par les inondations au Pakistan

Publié le 26 août 2008 | Modifié le 28 janvier 2016

L’Unicef estime à 5 millions de dollars (3,38 millions d'euros) le montant de la réponse nécessaire pour aider des familles qui ont parfois tout perdu.

Les pluies de mousson qui se sont abattues sur le Pakistan depuis le début du mois d’août ont fait une quarantaine de morts, une centaine si l’on ajoute le nombre des disparus. L’urgence, aujourd’hui, est de secourir les centaines de milliers de personnes qui ont été affectées, celles qui ont été déplacées, celles qui ont vu leurs maisons emportées.

 

La région la plus touchée est la province frontière du nord-ouest du pays. Dans cette partie, on compte 130 villages inondés, 25 000 familles affectées, soit près de 200 000 personnes. Au Panjab, des dégâts sont recensés dans 150 villages (des certaines de maisons en terre ont été balayées), laissant ainsi des milliers de sans abris. Le Baloutchistan a lui aussi été touché, avec là encore plusieurs centaines de maisons endommagées ou détruites.

 

 
Les districts les plus affectés comptent de 70 à 75% de population déplacée. Les abris et la nourriture distribués dans un premier temps se sont révélés très insuffisants comparés à l’ampleur des besoins.
 
L’Unicef a distribué immédiatement des secours d’urgence, tentes ou jerrycans et estime à présent à 5 millions de dollars (3,38 millions d'euros) le montant nécessaire pour répondre à cette catastrophe.

Sur cette somme, les secours en eau et moyens d’assainissement représentent 2 millions de dollars (1,35 millions d'euros). Beaucoup de villages n’ont plus accès à des sources d’eau potable, les cas de diarrhée augmentent. Huit citernes de 5 000 litres ont déjà été installées par les autorités locales : il faut toucher plus de monde. Les villages ont besoin de latrines, y compris les écoles en prévision de la rentrée scolaire. De plus, l’eau stagnante renforce le risque de paludisme, contre lequel des mesures de prévention sont menées.
 

Les fonds couvrent aussi la fourniture de médicaments essentiels, les campagnes de vaccination contre la polio et la rougeole avec distribution de vitamine A. Une stratégie de réponse à la malnutrition est déclinée en fonction des degrés de gravité, visant tout particulièrement les jeunes enfants, les femmes enceintes ou allaitantes.
 
Parmi les autres volets de la réponse d’urgence figurent l’éducation et la protection : l’éducation avec la restauration de classes ainsi que la fourniture de matériel (l’objectif étant de rendre possible la rentrée le 1er septembre) ; la protection avec la mise en place de mesures de prévention des abus, l’enregistrement des enfants séparés ou non accompagnés et la mise en place d’une aide psychosociale.

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