S’engager : de la démarche individuelle à l’action collective

Publié le 19 janvier 2012 | Modifié le 10 juillet 2015

Une ou deux générations les séparent, mais malgré la différence d’âge, ils avancent ensemble pour l’Unicef ! Eux, ce sont les « tandems solidaires » ! Nous les avons croisés lors de la 5e Rencontre nationale des Jeunes Ambassadeurs de l’Unicef. Ils nous expliquent pourquoi leurs expériences et leurs motivations se complètent, et comment chacun, à son niveau, porte la cause des enfants.
 

 

« Donner la possibilité aux jeunes de s’investir », Stéphane, 42 ans, parrain de Maureen, 17 ans, Jeune Ambassadrice. (Comité de l’Orne – 61)
Professeur de biologie, Stéphane rejoint l’Unicef France en 2006. En septembre 2009, Maureen fait partie de ses élèves de seconde. « J’avais envie de faire des actions humanitaires », raconte la lycéenne. Grâce à Stéphane, elle découvre le programme Jeunes Ambassadeurs. « L’avantage d’être enseignant, c’est de pouvoir donner la possibilité aux jeunes de s’investir », nous confie Stéphane. Aujourd’hui, Maureen est en terminale, et leur tandem est très solide : « On émet ensemble des idées, on échange pour voir si c’est réaliste, on met les choses en place ». Quand on demande à Stéphane comment il fait la différence entre son rôle d’enseignant et celui de parrain, la réponse ne se fait pas attendre : « Dans le cadre de l’Unicef, j’enlève la casquette de professeur et je deviens l’intermédiaire, le soutien des Jeunes Ambassadeurs dont Maureen fait partie. »
Leur prochain projet : Le 8 mars, pour la Journée internationale de la Femme, ils montent dans leur lycée une journée sur le thème de la santé materno-infantile. Et pour faire bien les choses, ils font venir un pédiatre, spécialiste de l’allaitement maternel … Bravo !

« Pour avoir un monde qui fonctionne demain, il faut d’abord éduquer les enfants », Fatim, 24 ans, marraine de Sarah, 18 ans, Jeune Ambassadrice. (Comité du Val de Marne – 94)
Étudiante en administration et management, option « action humanitaire internationale », Fatim se tourne vers l’Unicef en septembre 2011. Elle fait preuve d’une motivation très forte auprès de Marie-Françoise Gérard, présidente du comité 94. Sans trop attendre, celle-ci lui propose de devenir la marraine de Sarah.   « Avec Fatim, on a noué des liens rapidement », raconte la lycéenne, Jeune Ambassadrice depuis septembre 2010. Entre elles, c’est « une relation d’amitié pour mieux avancer », complète Fatim.
Elles passent à l’action : à l’occasion de la Journée internationale des enfants-soldats, le 12 février, elles organisent une semaine sur cette thématique des enfants soldats dans le lycée de Sarah. Un projet que la lycéenne avait déjà tenté de monter l’an dernier, sans succès. Mais cette année, les choses ont changé.        « L’arrivée de Fatim m’a facilité le travail », affirme la Jeune Ambassadrice. « J’aimerais qu’elle anime un débat », poursuit-elle. Pour la marraine, les choses vont dans les deux sens : « C’est en expliquant aux autres que l’on apprend mieux, car on prend plus le temps de se documenter et de mettre de l’ordre dans ses idées »Quand l’un apporte quelque chose à l’autre…

« Pour la collecte de fonds, je me disais que l’on n’avait pas particulièrement besoin de moi, alors que pour toucher les jeunes, là, je pouvais agir », SaraEve, 16 ans, Jeune Ambassadrice parrainée par Christiane, 64 ans. (Comité de la Drôme – 26)
Christiane a fait sa carrière dans l’enseignement. Aujourd’hui retraitée, bénévole depuis 9 ans à l’Unicef, elle est la marraine de plusieurs Jeunes Ambassadrices, comme SaraEve. « Après ma carrière d'enseignante, je reste avec une certitude : l'importance de l'éducation ici et ailleurs. Ma présence aux côtés des jeunes pour transmettre est la conséquence logique de cette conviction ! » Pour SaraEve, le renfort de Christiane est indispensable : « Je peux me tourner vers elle pour mes projets, je sais qu’elle fera tout pour m’aider. » Et sa marraine de répondre, avec fierté : « Je suis très contente du travail de SaraEve. Elle intervient sur le temps scolaire, à la demande des professeurs, ce qui prouve la qualité de son engagement.»
Leurs actions du moment : du plaidoyer dans les écoles primaires sur l’éducation en Côte d’Ivoire, et des filles en particulier… Mettre en avant l’importance de l’école c’est leur point commun et elles le défendent à deux !

« On n’est plus spectateurs, on est aussi acteurs », Mélanie, 16 ans, et Constance, 17 ans, Jeunes Ambassadrices et amies. (Comité des Bouches-du -Rhône – 13)
Chez les Jeunes Ambassadeurs, l’appartenance à un groupe est un sentiment très fort. Mélanie et Constance fréquentent le même lycée à Luynes, où il y a une quinzaine de JA. Tous les jeudis soirs, le groupe se réunit. « Avec l’Unicef, je m’oublie et je pense à ceux qui n’ont pas ma chance », explique Mélanie. « Ça m’apporte beaucoup d’énergie », complète Constance.
Leur cheval de bataille : la lutte contre l’inégalité hommes/femmes. Toutes deux issues de familles de féministes, les deux lycéennes de choc se mobilisent et veulent « faire entendre [leur] voix sur ce sujet. »Très engagées pour l’Unicef, elles ont déjà monté une vente de bracelets dans leur lycée, pendant une rencontre parents-professeurs. A quelques semaines d'un "bac blanc", elles préparent déjà l'après examen : « on va faire une flashmob pour l’Unicef dès que ce sera terminé », confie Mélanie, avec enthousiasme…On n’arrête pas des Jeunes Ambassadrices en plein élan !

« On veut continuer à recruter d’autres Jeunes Ambassadeurs. », Kevin, 18 ans, Jeune Ambassadeur et ami de Solène, 16 ans, Jeune Ambassadrice aussi. Ils sont entourés de Laëtitia, 18 ans, très jeune marraine et future étudiante Campus et de Viviane, 65 ans, présidente du comité 86. (Comité de la Vienne – 86)
« En novembre 2011, Laëtitia s’est présentée au comité », raconte Viviane. Elle adhérait depuis longtemps aux idées de l’Unicef. Très vite, elle m’a accompagné à une action de plaidoyer, et elle est devenue la marraine de Kevin. » Ensuite, Solène est arrivée. Une belle histoire, surtout pour Kevin, qui se sentait un peu esseulé jusque-là. « Il y a deux ans, j’étais le seul Jeune Ambassadeur du comité. Maintenant, on est plusieurs et on se sent plus fort », dit-il. Aujourd’hui, Kevin attend de Laëtitia de l’aide pour ses démarches.   « J’attends de mes JA qu’ils fassent passer les messages de l’Unicef ensemble », explique Viviane. Et Solène de conclure : « on est jeune et on a la chance d’avoir tout ce que l’on a, alors on doit se mobiliser. »
Leurs actions à venir : Les deux Jeunes Ambassadeurs veulent porter ensemble les Frimousses des écoles dans les centres de loisirs. Et chacun de son côté prévoit d’agir dans son lycée. Kevin aimerait sensibiliser ses camarades sur l’eau potable. Quant à Solène, elle veut aller dans les écoles primaires pour informer les enfants sur leurs droits… Le soutien mutuel, ça fait la différence !

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