Syrie : l'eau, un besoin essentiel pour les réfugiés

Publié le 23 août 2012 | Modifié le 09 septembre 2015

Lutter contre les tempêtes de sable et le soleil brûlant du désert, c’est le combat quotidien des équipes de l’UNICEF sur le terrain, pour subvenir au besoin le plus fondamental des réfugiés ayant fui le conflit syrien : l’eau.

 

 

Abdullah, 11 ans, fixe silencieux ses orteils couverts de poussière, sous le soleil brûlant de l’après-midi, dans le camp de réfugiés de Zaatari, en Jordanie. Sa mère, Hajar remplit un seau d’eau, tout en gardant un œil sur Abdullah et Esra, sa fille de 8 ans. Comme la majorité des familles de ce camp, Hajar et ses 5 enfants sont originaires du sud de la Syrie, qui a connu des actes d’une extrême violence.

 

 

« Cela fait 7 mois que je n’ai pas eu de nouvelles de mon mari », explique Hajar. « J’avais un atelier de couture mais il a été brûlé, ainsi que ma maison. Nous avons dû nous enfuir et trouver refuge en Jordanie. Tout le monde est en train de fuir. »

  

Un climat particulièrement difficile

 

Plus de 7 000 syriens ont trouvé refuge au Camp de Zaatari. Parmi eux, la moitié sont des enfants. Les conditions sont rudes, le soleil du désert est virulent, il n’y a pas d’ombre naturelle et les tempêtes de sable frappent régulièrement le camp.
Assurer un accès régulier à l’eau pour les familles s’avère une tâche particulièrement difficile et pourtant essentielle, en plein milieu du désert et dans l’un des pays les plus arides au monde. L’UNICEF et son partenaire The German Federal Agency for Technical Relief (THW) coordonnent l’approvisionnement en eau, hygiène et assainissement sur tout le site.

« Travailler dans un tel climat représente un véritable challenge, explique Michèle Servadei, Représentante adjointe du bureau UNICEF Jordanie. Tous les réfugiés ont désormais accès à l’eau potable, à des toilettes, à des douches, ainsi qu’à des endroits pour faire leur lessive, mais nous avons besoin d’une aide d’urgence pour pouvoir assurer la continuité de ces services ».

Depuis l’ouverture du camp le 29 juillet dernier, les équipes de l’UNICEF et de THW s’efforcent de fournir 50 litres d’eau à chaque personne vivant au camp de Zaatari. De multiples stations de lavage incluant latrines, douches et cuvettes de lavages, ont été installées. L’UNICEF a également distribué 2000 ziirs, jarres traditionnelles en terre cuite, utilisées pour collecter de l’eau et la garder fraîche.

 

Fournir de l’eau dans le désert coûte cher

 

Chaque jour, l’UNICEF achemine environ 357 000 litres d’eau potable par camions-citernes au camp de Zaatari. Mais cela coûte cher. Pour trouver une solution durable, l’UNICEF prévoit de creuser un puits dans le camp afin de réduire les frais de transport. Mais là encore, cela coûte cher et la demande en eau continue d’augmenter en raison du nombre croissant de familles arrivant chaque jour sur le camp.
Alors qu’Abdullah et Esra, les yeux rougis à cause de la poussière, aident leur mère à porter un seau rempli d’eau, Hajar peine à se résoudre à cette nouvelle vie. « Je veux retrouver mon chez moi, je veux une machine à coudre, je veux recommencer à travailler », supplie-t-elle.

Personne n’est en mesure d’estimer le temps que ces familles devront passer sur le camp. L’UNICEF et ses partenaires poursuivent leurs efforts pour subvenir aux besoins de première nécessité de ces familles, qui ont déjà beaucoup trop souffert.
 

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