Une quinzaine de pays touchés

Publié le 11 septembre 2009 | Modifié le 21 avril 2016

Le bilan des inondations qui touchent l’Afrique de l’ouest ne cesse de s’alourdir. Une quinzaine de pays sont affectés. Morts, blessés, déplacés, ces pluies saisonnières ont redoublé de force ces dernières années. Bilan provisoire. 

Du Sénégal au Bénin, du Niger jusqu’en Guinée, des maisons ont été ravagées, des dizaines de personnes portées disparues dans une quinzaine de pays. Les pluies saisonnières, cette année diluviennes, ont entraîné des glissements de terrain et des inondations dévastatrices. Pour les experts, l’intensité redoutable de ces intempéries ces dernières années est liée au changement climatique.
Il faut trouver des solutions durables : toutes les constructions urbaines anarchiques ne prévoient malheureusement pas les risques d’inondations. Il manque des systèmes d’évacuation des eaux. Au moins 250 000 personnes ont déjà dû quitter leurs logements depuis le début des pluies saisonnières.

Des centaines de milliers de personnes touchées

52 000 personnes ont perdu leurs maisons ou leurs propriétés au Ghana. Au moins 25 personnes ont été tuées par ces intempéries.

Au Niger, 3 500 logements ont été partiellement ou complètement détruits et 400 hectares de récoltes ont été balayés. Trois personnes sont décédées.

20 000 personnes ont perdu leurs domiciles ou ont été déplacées à cause des inondations qui ont touchées la côte béninoise

Environ 16 000 personnes ont abandonné leurs maisons ou ont vu leurs domiciles ravagés par les eaux dans les villes de Conakry et Kindia, en Guinée.

Deux semaines de pluies torrentielles au Senegal ont affecté plus de 260 000 personnes.

En Sierra Leone, 103 personnes sont mortes. Six villages du district de Kambia ont perdu toutes leurs récoltes.

Les fortes pluies ont causé des glissements de terrain et des inondations qui ont tué au moins 19 personnes à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

En Mauritanie, 3 000 personnes sont sans abri depuis les inondations à Rosso, à 250 kilomètres de la capitale Nouakchott. 
 

Au Burkina Faso, les plus importantes pluies de ces 90 dernières années ont affecté 150 000 personnes et fait huit morts. De nombreuses personnes sont encore portées disparues.
 

Des destructions ont également été enregistrées au Cameroun, au Libéria, au Tchad, au Nigéria, au Mali et en Gambie. Des dizaines de milliers de personnes y sont aussi touchées par cette catastrophe naturelle.

En savoir plus

L’Unicef aux côtés des sinistrés

Les inondations élèvent les risques de propagation de maladies hydriques, telles que le choléra ou la fièvre jaune. Les travailleurs humanitaires se mobilisent donc dans les secteurs de l’hygiène, de l’eau potable et de l’assainissement. L’Unicef a également distribué du matériel d’urgence dans les pays sinistrés. Couvertures, seaux, matériel de cuisine. ..  L’Unicef se mobilise également, avec ses partenaires, pour fournir des vivres aux familles dans le besoin.
Les différentes agences humanitaires, avec les gouvernements, apportent ainsi un premier soutien d’urgence en Afrique de l’ouest. Des solutions de long terme devront cependant être trouvées pour atténuer les effets de ces fortes pluies saisonnières sur ces populations déjà démunies.

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