UNICEF soutient les pionnières de la Tech et défend la parité numérique

Publié le 28 juin 2021

Afin d’amplifier l’impact de l’événement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, le Forum Génération Egalité, qui se tiendra à Paris le du 30 juin au 2 juillet, UNICEF alerte sur les difficultés d’accès aux outils et aux formations pour les jeunes femmes dans le digital, à travers une série de portraits intitulée « Les Pionnières de la Tech ».

Alors que le monde continue d’avancer vers la transformation numérique, les filles et les jeunes femmes ont toujours plus de difficulté que les hommes à accéder aux formations et outils numériques de base. Actuellement, plus de 50 % des femmes dans le monde sont hors ligne et ont 20 % moins de chances que les hommes de posséder un smartphone. C’est pourquoi UNICEF cherche à réduire les inégalités à travers des solutions d'apprentissage digitales conçues pour les filles et les jeunes femmes, adaptées à leur réalité.

« Les Pionnières de la Tech », un projet photo militant
Les inégalités d’accès au numérique et les challenges auxquels font face les filles et les jeunes femmes dans les métiers du digital n’ont pas de frontière et sont toujours conséquents, peu importe le pays d’origine. A travers une série de portraits de 8 filles et jeunes femmes qui sont en train de faire bouger les codes à travers la technologie et l’innovation, UNICEF illustre cette réalité.

« La technologie est pour moi un outil pour améliorer ma vie quotidienne et mon avenir » déclare Houda, 19 ans, étudiante en informatique à Grenoble. Originaire d’un petit village en France, elle se rend chaque semaine en ville pour poursuivre des études en informatique, elle cherche à utiliser l'innovation pour combler l’écart qui existe entre milieu rural et urbain. Un défi supplémentaire pour les femmes qui grandissent dans des environnements où l’accès à l’information est limité et les stéréotypes plus marqués. « Quand j'ai dit à mes amis que j'allais étudier de l’informatique [à l'université], ils m'ont tous prévenue que c'était un domaine dominé par les hommes », explique-t-elle. Houda est la seule fille sur 15 étudiants de sa classe. « Mes amis universitaires qui ont fréquenté l'école dans les centres urbains ont tous reçu des cours de codage de base au secondaire. Il n'y avait rien de tel dans mon village », explique Houda. « Au cours de ma dernière année de lycée, je voulais choisir la" science numérique "comme spécialisation, mais ce n'était pas disponible. »

En effet, les métiers de la STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) ne sont pas toujours la première option de formation pour les filles, et réussir à finir le parcours est toujours plus difficile, en raison de la pression sociale et du sentiment d’illégitimité face aux garçons. Par exemple, à l'échelle mondiale, le pourcentage de femmes parmi les diplômés en STEM est inférieur à 15 % dans plus des deux tiers des pays. Et même dans les pays à revenu intermédiaire et élevé, seulement 14 % des meilleures filles en sciences ou en mathématiques ont l’intention de travailler dans les sciences et l'ingénierie, contre 26 % des garçons les plus performants. En France, seulement 2 % des lycéennes prévoient de travailler comme professionnelles en STEM à l'âge de 30 ans, contre plus de 6 % de leurs pairs masculins.

« Ma mission pour rendre le monde meilleur est d'enseigner aux femmes le concept de l'informatique d'une manière plus accessible, facile à comprendre pour encourager d’autres femmes à se lancer et poursuivre leurs rêves », explique Nina, hacker de 25 ans qui mène des initiatives antiracistes sur le web au Brésil. Elle défend les sujets en faveur de la sécurité en ligne pour les enfants, l’alphabétisation numérique, la santé mentale et les droits de l'Homme.

UNICEF encourage ces actrices du changement et ces prochaines entrepreneuses à développer des projets qui ont un impact sur leurs communautés et celles des autres femmes qui les entourent.

La prouesse technique
Le projet est également innovant d’un point de vue artistique et logistique. Les portraits ont été capturés grâce à une technologie de photographie virtuelle à distance qui superpose les tirages, via l’application mobile Facetime – technologie qui a permis de pallier une distanciation physique imposée par la pandémie de COVID-19. La photographe russe Mary Gelman, basée à Saint Pétersbourg, fait ainsi découvrir, en toute sécurité, les environnements de ces adolescentes et jeunes femmes issues de 4 pays différents.

Accéder à la série de portraits ici

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A propos du Forum Génération Égalité (FGE) :
Le FGE est un mouvement mondial en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes qui s’inscrit dans la prolongation de la Quatrième conférence mondiale sur les femmes et qui marque les 26 ans de l’adoption historique de la Déclaration et le Programme d’action de Pékin. Organisé par ONU Femmes et co-présidé par les gouvernements français et mexicain, il a été lancé à Mexico, du 29 au 31 mars dernier avec à un appel public à la mise en œuvre d’actions concrètes pour l’égalité des genres. Ces actions qui se veulent ambitieuses seront présentées lors d’un autre événement d’envergure internationale à Paris, du 30 juin au 2 juillet 2021.
Pour plus d’information : https://forum.generationequality.org/fr

La participation d’UNICEF
UNICEF est chef de file de la coalition d’action « Les technologies et l’innovation au service de l’égalité entre les femmes et les hommes » avec d’autres acteurs tels que Microsoft, le gouvernement finlandais ou la start-up française Social Builder. UNICEF y œuvre en vue de promouvoir et garantir aux femmes et filles de ce monde, dans toute leur diversité, leur droit d’accéder en toute sécurité aux nouvelles technologies.