Urgence au Pérou, 56 000 familles sans abri

Publié le 30 août 2007 | Modifié le 04 janvier 2016

Deux semaines après le séisme qui a touché le département d’Ica au Pérou, on dénombre plus de 500 décès et un millier de blessés. Avec les Nations Unies, l’Unicef lance un appel pour recueillir 26 millions d’euros afin d’assurer un appui d’urgence aux populations affectées.

Mercredi 15 août, 18h40 heure locale, un séisme de degré 7.9 sur l’échelle de Richter a frappé le Pérou. En quelques instants, plus de 37 000 maisons ont été détruites laissant plus de 56 000 familles sans abri. Les premières victimes sont les populations déjà vulnérables. « Ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés dans la région » explique Mario Tavera, responsable des programmes Santé à l’Unicef Pérou « Presque tous les logements qui se sont effondrés étaient fait de blocs de terre séchée qui n’ont pas résisté au séisme. Et ces maisons appartenaient toutes aux familles les plus démunies ».

Des services de santé endommagés
La province la plus touchée est celle d’Ica, sur la côte sud, en particulier la ville de Pisco, à 200 kilomètres de la capitale Lima. Avec Pisco, les villes de Canete et Chincha sont les plus affectées. A Pisco, 85% des logements et des immeubles ont été détruits. Les services de santé, pourtant essentiels dans la réponse à une telle catastrophe, ont aussi été endommagés. Dans l’ensemble de la région affectée, 4 hôpitaux ont été détruits et 16 autres sérieusement abîmés. Afin d’assurer sa réponse d’urgence, l’Unicef Pérou a besoin de 910 000 €.

Des besoins en eau et en nourriture
200 000 personnes, dont un tiers d’enfants, qui ont besoin d’une assistance médicale, d’eau, de nourriture et d’abris, selon les évaluations menées directement après le séisme.
A court terme, les besoins des enfants affectés par le tremblement de terre sont multiples : « La population manque d’eau salubre, le système d’assainissement et de ramassage des ordures est déficient et une information adéquate en matière de prévention sanitaire doit également être apportée aux victimes, explique Mario Tavera. Mais les enfants ont aussi besoin d’un accès à l’éducation et qu’on se préoccupe de leur état émotionnel et psychologique ».

Distributions de kits d'urgence et assistance
Afin de contribuer à protéger les enfants contre les maladies liées à l’eau, l’Unicef a fourni dans la zone du séisme du chlore, des bidons et des citernes d’eau, aussi que des comprimés de purification de l’eau. L’Unicef a également distribué aux familles des tracts avec des consignes pour l’eau potable, des règles d’hygiène, des recommandations pour prévenir les maladies cutanées, la conjonctivite, la pneumonie, la diarrhée. Des kits d’urgence de matériel culinaire ont aussi été fournis.

L'éducation, une priorité
L’Unicef souhaite assurer au plus vite un soutien au secteur de l’éducation, en fournissant du matériel scolaire mais aussi en soutenant des programmes destinés au rétablissement psycho-émotionnel des enfants affectés. Par ailleurs, la création d’abris accueillant les familles est à l’étude avec le ministère de la Condition féminine et du développement social, afin de protéger les enfants dans cette période chaotique. Comme le reconnaît Mario Tavera « Ils sont encore nombreux à dormir dans les rues. Notre priorité est à présent de leur offrir un abri ».

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