Urgence pour le Kenya

Publié le 29 septembre 2009 | Modifié le 31 mars 2016

Près de 3,8 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire au plus vite, pour survivre. 281 000 enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë.

L’insécurité alimentaire frappe le Kenya de plein fouet. Les populations ont besoin de nourriture. La grande saison des pluies, de mai à juillet, n’a pas été aussi abondante qu’espérée, pour la troisième année consécutive. Cette sécheresse a des conséquences dramatiques sur les récoltes et le bétail. Les prix de la nourriture vont donc encore augmenter, mettant en danger les familles les plus pauvres.
Le nombre de Kenyans ayant besoin d’une aide humanitaire pour survivre est ainsi passé de 1,2 million en janvier à 3,8 millions en août.  281 000 enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë. Il y a urgence.

Flambée de choléra

Ces faibles pluies ont aussi évidemment des conséquences sur l’accès des populations à l’eau potable. Certaines familles doivent parfois parcourir 30 kilomètres pour pouvoir s’approvisionner. Avec seulement 2 à 6 litres d’eau disponibles par personne et par jour, le manque d’eau met les enfants et leurs familles en danger. Déjà plus de 4 300 cas de choléra ont été recensés depuis le début de l’année, 12 personnes ont perdu la vie. Malnutris, les enfants sont plus vulnérables face à ces maladies infectieuses. Notamment en ces temps difficiles où les familles doivent consacrer une grande part de leur budget à l’achat de nourriture, au détriment des soins médicaux.

Se préparer maintenant aux inondations…

Après la sécheresse, les inondations. Si l’Unicef œuvre auprès des familles pour faire face, entre autres, à l’urgence nutritionnelle et au manque d’eau potable, il faut aussi préparer les prochains mois. Le Kenya pourrait en effet être touché d’ici la fin de l’année par des pluies torrentielles et donc par des inondations. Nos équipes travaillent donc d’ores et déjà en collaboration étroite avec le gouvernement et d’autres partenaires comme la Croix Rouge pour informer les familles sur les mesures de protection à mettre en œuvre. Il faut également anticiper les éventuels déplacements de populations et prévenir de nouvelles flambées épidémiques.

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