Vacciner tous les enfants, car chacun a le droit à la vie

Publié le 22 avril 2013 | Modifié le 30 décembre 2015

Dans le cadre de la Semaine mondiale de la vaccination, du 24 au 30 avril 2013, l’UNICEF rappelle qu’1,5 million d’enfants auraient pu être sauvés en 2011 s'ils avaient été vaccinés. En effet, dans le monde, un enfant sur cinq n’a toujours pas accès aux vaccins… Pour combler ce manque, un soutien politique est indispensable.

Exclusion sociale ou géographique, manque de ressources, systèmes de santé défaillants, conflits (comme ceux qui font rage aujourd’hui en Syrie et dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest)…. Voilà les raisons pour lesquelles aujourd’hui dans le monde, un enfant sur cinq ne bénéficie pas des vaccins essentiels.
 
Tous les nourrissons du monde ont besoin d’être vaccinés afin de mieux protéger leur santé. On estime que la vaccination sauve chaque année la vie de 2 à 3 millions d'enfants – ce qui représente l'un des dix plus grands succès dans le domaine de la santé publique du siècle dernier, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies aux Etats-Unis. La vaccination a par ailleurs un rapport coût/efficacité très élevé : protéger un enfant à vie contre la rougeole coûte par exemple moins d'un dollar, soit moins de 0,80€ !
 
En 2011 cependant, 22,4 millions d'enfants n'ont pas été vaccinés ; c’est 1 million de plus par rapport à l’année précédente…

Financements et volonté politique s’essoufflent

L’UNICEF craint que les initiatives mondiales visant à vacciner chaque enfant ne marquent le pas, car le financement fléchit et la volonté politique s’essouffle. En 2011, seulement 152 des 193 États membres de l’Organisation mondiale de la Santé avaient des lignes budgétaires consacrées à la vaccination.
 
Les inégalités persistent entre pays et au sein de ceux-ci. Quel que soit le pays, ce sont les enfants des familles riches qui ont accès aux meilleurs services de santé, et ce sont eux qui bénéficient du taux de couverture vaccinale le plus élevé.
 
Tant qu’on ne sera pas venu à bout de ces disparités, on ne pourra pas vacciner jusqu’au dernier enfant, affirme l’UNICEF. Parallèlement, l’investissement dans la vaccination de routine dans le cadre de l’amélioration des systèmes de santé bénéficiera à tous les enfants – ce qui réduira encore les inégalités. Pour cela, les gouvernements doivent offrir un financement suffisant et l’on doit encourager les innovations – comme l’introduction récente de vaccins contre la pneumonie et la diarrhée. Surtout, un appui politique inébranlable est nécessaire pour que les enfants, qui vivent dans les familles les plus pauvres et dans les communautés les plus isolées, bénéficient eux aussi de la vaccination.

Le rôle clé de l’UNICEF

Premier acheteur de vaccins au monde (à destination de 36 % des enfants de la planète), l’UNICEF a fait l’acquisition de près de 1,9 milliard de doses et plus de 500 millions de seringues en 2012. L’organisation s’efforce d’en maintenir le coût à un niveau abordable pour les pays à bas et moyen revenu, et soutient, avec ses partenaires, des programmes de vaccination dans une centaine de pays.
 
Au niveau national, l’UNICEF et ses partenaires appuient les gouvernements pour optimiser la chaîne d’approvisionnement, y compris la logistique et le matériel de la chaîne du froid, afin que les vaccins gardent la même température à toutes les étapes de l’entreposage et du transport, jusqu’à ce qu’ils parviennent aux enfants. L’UNICEF s’efforce également d’améliorer la sensibilisation des communautés aux bienfaits de la vaccination et leur acceptation.
 
En situation d’urgence enfin, alors que les enfants sont encore plus vulnérables, les campagnes de vaccination revêtent une importance cruciale : la rougeole par exemple est l’une des premières maladies hautement contagieuses à faire son apparition lors d’une crise humanitaire. Des épidémies se sont récemment déclarées en Syrie, au Pakistan, au Nigéria et en République démocratique du Congo.

De grands progrès déjà accomplis

Des efforts concertés visant à vacciner les enfants ont permis de réduire l’incidence de certaines maladies catastrophiques, voire de les éliminer :
 
La variole a été éradiquée en 1980. La polio a été récemment éliminée en Inde et n’est plus endémique que dans trois pays : le Pakistan, le Nigéria et l’Afghanistan. Les décès dus à la rougeole ont chuté de 71% dans le monde entre 2000 et 2011. 29 pays ont éliminé le tétanos néonatal entre 2000 et 2013.
 
Aujourd’hui, nous arrivons à vacciner 4 enfants sur 5. Aidez nous à atteindre le cinquième enfant.

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