Vers un accès universel !

Publié le 01 octobre 2009 | Modifié le 06 juillet 2015

Etendre l’accès aux traitements antirétroviraux (ARV) à toutes les personnes porteuses du virus du VIH/Sida dans le monde, c’est l’objectif de l’Organisation Mondiale de la Santé, de l’Onusida et de l’Unicef.

L’accès au traitement antirétroviral continue de gagner du terrain dans le monde. Fin 2008, plus de 4 millions de malades du sida vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire prenaient des ARV. Ils étaient moins de 3 millions en 2007. Un  progrès important, qui ne marque évidemment pas la fin des efforts à fournir. Le VIH/Sida continue de menacer des millions de personnes. Pour Yves Souteyrand, représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « il faut encore renforcer l’engagement et les efforts financiers déjà accomplis pour que l’accès universel aux traitements soit possible.»

De belles avancées

Dans leur rapport « Vers un accès universel », l’OMS, l’Onusida et l’Unicef soulignent les progrès accomplis en matière d’accès aux traitements antirétroviraux. Les progrès les plus marqués ont été enregistrés en Afrique subsaharienne, zone dans laquelle se produisent les deux tiers des infections par le virus dans le monde. On estime ainsi que 2,9 millions de patients suivaient un traitement antirétroviral en Afrique subsaharienne en 2008, contre près de 2,1 millions en 2007, soit une augmentation de 39%. « Ces progrès sont dus à l’engagement des pays, à leurs soutiens financiers. Et les prix des médicaments continuent de décroître, avec une baisse de 10 à 40% par rapport aux prix de 2006, explique encore Yves Souteyrand. Nous constatons aussi un plus grand accès au dépistage et au conseil. Dans certains pays, le nombre de personnes testées a été multiplié par deux entre 2007 et 2008.»

Face à un déséquilibre

L’OMS, l’Onusida et l’Unicef sont pourtant loin de crier victoire. En 2006, les pays se sont engagés à atteindre l’objectif d’un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien en matière de VIH/Sida d’ici 2010. Mais le financement d’une riposte durable reste encore un défi, notamment dans le contexte actuel de crise économique mondiale. Nombreux sont encore les efforts à fournir par l’ensemble des acteurs pour lutter contre l’épidémie, notamment dans les domaines de la prévention et du dépistage. 60% des personnes qui vivent avec le VIH ne connaissent en effet pas leur état sérologique. Dans certains pays, comme en République Démocratique du Congo, ce taux atteint même 90%. « Il reste beaucoup à faire, conclut Peter Ghys, représentant de l’Onusida. Il faut poursuivre les efforts politiques et financiers. Nous sommes face à un déséquilibre : pour deux nouvelles personnes mises sous traitement, cinq sont nouvellement infectées.  »

 

En savoir plus

Les éléments clés du rapport « Vers un accès universel » sont disponibles ici.

Lire également l'interview du Docteur Macoura Oularé, du bureau régional de l'Unicef à Dakar.

Et pour connaître la situation dans les pays à faibles revenus ou intermédiaires, cliquez ici.

Découvrez la campagne de l’Unicef : « Unissons-nous pour les enfants contre le sida »

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