Afghanistan : une roquette a tué plusieurs enfants dans une école

Publié le 11 avril 2006 | Modifié le 31 août 2015

Après l’attaque d’une école, le représentant de l’ONU en Afghanistan appelle à protéger les enfants : « Nos pensées vont aux familles et amis de ceux qui ont souffert de ces attaques atroces » a déclaré Tom Koenigs, dans un communiqué de presse publié mardi 11 avril à Kaboul par la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan. « Dans toutes les cultures et traditions, il est universellement accepté que les femmes et les enfants doivent être tenus à l'écart des conflits, a-t-il souligné. Il est révoltant que ce principe ne soit pas respecté en Afghanistan. Les enfants ont un droit fondamental à l'éducation et il ne peut y avoir aucune justification à de telles attaques dictées par la haine. Je veux répéter clairement que les enfants d'Afghanistan ne doivent pas être la cible de telles violences et doivent être laissés en paix. Nous sommes convaincus que toutes les communautés afghanes et la communauté internationale vont se joindre à nous pour condamner de telles atrocités ».

L’école est située au sein de la mosquée Salar à Asadabad, capitale de la province de Kunar, à 200 kilomètres au nord-est de Kaboul. Quelques 200 élèves âgés de 7 à 10 ans étudiaient en plein air quand la roquette a explosé. Les blessés ont été transférés dans un hôpital de la coalition militaire internationale à Asadabad. Une seconde roquette, tirée en même temps que la première, n'a pas fait de victime.

La police locale soupçonne les militants de l'ancien régime taliban d’être à l’origine de l’attentat. Il n'est pas certain que l'attaque ait visé directement la mosquée et son école : les tirs de roquettes sont courants en Afghanistan et ils sont souvent imprécis car généralement effectués avec des moyens artisanaux. Or, la mosquée et l’école sont proches de la base de la coalition internationale et d'une base de l'armée afghane. La frontière avec le Pakistan, d’où les roquettes auraient été tirées, se trouve à une dizaine de kilomètres d'Asadabad.

On sait cependant que les talibans, qui avaient interdit l'accès à l'enseignement aux femmes lorsqu'ils étaient au pouvoir jusqu’en 2001, ont détruit des dizaines d'écoles ces derniers mois, en particulier des écoles pour filles, mais ils s'attaquent en général à des bâtiments vides.

Les talibans sont également accusés d'être à l'origine de l'explosion d'une bombe, mardi matin, près de Jalalabad. Cette bombe a fait cinq blessés qui se trouvaient à bord d'une voiture, dont un enfant de 10 ans.

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