Algérie : inondations dans les camps de réfugiés sarahouis

Publié le 23 février 2006 | Modifié le 31 mars 2016

Du 9 au 14 février 2006, les camps des réfugiés sahraouis situés dans la région désertique de Tindouf, au sud-ouest de l’Algérie, ont été touchés par des inondations causées par des pluies torrentielles.

Même si les pluies n’ont pas causé de pertes humaines, les dégâts matériels sont tels que 12 000 familles réfugiées, soit plus de 60 000 personnes, dont 18 000 enfants, sont sans abri et ont perdu tous leurs biens.

- Dégâts matériels
De nombreuses habitations (50%), écoles primaires et structures sanitaires ont été complètement ou partiellement touchées. Les camps de Smara, d’Aoussert et d’El Ayoun sont les plus affectés. Pour le seul camp de Smara, quatre écoles sur sept et deux dispensaires sur six ont été détruits. L’un des deux internats, accueillant plus de 350 élèves, a été complètement endommagé. Dans plusieurs endroits, les réseaux d’assainissement et d’eau potable sont largement hors d’usage. Les réserves vivrières ont été affectées.

- Santé
Une rupture du stock de médicaments a été constatée. Du matériel de santé de base a été détruit. Les activités de vaccination ont été interrompues. Le risque d’émergence des maladies liées à l'eau est élevé.

- Education
Les enfants n’ont plus accès à l’école depuis le premier jour des inondations.

Réponse
Le Gouvernement algérien a fourni un stock alimentaire d’urgence et 7 000 petites tentes. Il a mis en place 5 hôpitaux de campagne.
Une solidarité internationale s’est manifestée à travers la mobilisation des agences des Nations unies, notamment le HCR, le PAM, l’UNICEF et OCHA.
Une équipe du Bureau de l’UNICEF pour l’Algérie a effectué une évaluation avec les autorités sahraouies, le Croissant Rouge algérien, le Croissant Rouge sahraoui et les ONG.

L’action de l’UNICEF
1. l’urgence : santé (acquisition de sel de réhydratation oral, chaîne de froid, médicaments de base et équipement de santé), éducation (fourniture des kits scolaires), protection (fourniture de kits récréatifs),
2. les réhabilitations : centres de santé, écoles primaires et internat (avec la communauté, en utilisant surtout les matériaux disponibles localement).

L’UNICEF France s’est engagé à verser 50 000 euros de contribution au financement de ces actions.

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