Amérindiens, Inuits, Métis : le signal d’alarme

Publié le 25 août 2009 | Modifié le 06 juillet 2015

Au Canada, la situation des enfants autochtones est très préoccupante. Santé, mortalité infantile, grossesses précoces… Ces enfants sont beaucoup plus vulnérables que les autres petits Canadiens. Y compris face à la grippe A.

Un enfant amérindien sur quatre vit dans la pauvreté au Canada. Contre un sur neuf dans le reste de la population. Et la mortalité infantile est deux à trois fois plus importante au sein des communautés autochtones. Des chiffres très inquiétants.

Dans un récent rapport, l’Unicef Canada tire donc le signal d’alarme. Malgré des progrès observés dans presque tous les aspects de la santé, le taux de vaccination des enfants amérindiens vivant dans les réserves est ainsi inférieur de 20% à celui de la population générale. Et 33 à 45% des enfants amérindiens ou inuits souffrent de maladies chroniques. Le taux de fécondité des adolescentes amérindiennes est sept fois plus élevé que dans le reste de la population.


Des disparités inadmissibles

 

Il y a 20 ans, le Canada a signé la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide). Pourtant, tous les enfants canadiens n’accèdent pas encore aux mêmes soins et services. L’Unicef Canada entend bien se battre contre ces disparités.
Pourquoi ces enfants amérindiens, inuits et métis sont-ils ainsi désavantagés ? L’Unicef Canada pointe plusieurs causes à ces disparités : pauvreté, manque d’éducation, logements inadéquats mais aussi mauvaise nutrition, manque d’accès aux soins et services de santé.
Il faut développer soins, services pour les populations autochtones, qui comptent 1,2 millions de personnes sur la population totale de 33,5 millions de Canadiens.

 

Epidémie de grippe A chez les autochtones

 

Ces disparités ont des conséquences dramatiques sur la santé des jeunes amérindiens, inuits et métis. Des conséquences parfois très actuelles. L'Assemblée des Premières Nations (APN), principale organisation amérindienne, souligne que les populations autochtones sont très vulnérables au virus A(H1N1) de la grippe porcine. « Le rapport de l’Unicef montre que les inégalités en matière de soins ajoutées aux mauvaises conditions sociales dans nombre de nos communautés contribuent à un moins bon bilan sanitaire, même en temps normal, souligne Phil Fontaine, chef de l'APN. C'est pour cela que les Premières nations sont particulièrement vulnérables au H1N1 ». 
  

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