« Ann nou ale lekol » !

Publié le 08 juin 2010 | Modifié le 31 août 2015

En Haïti, un tiers des enfants vivant dans les sites de déplacés ont retrouvé les bancs de l’école. Mais de multiples difficultés persistent. Un nouveau mouvement national vise aujourd’hui à l’éducation pour tous.

Depuis le 5 avril 2010, de nombreuses écoles ont rouvert et offrent un soutien psychologique essentiel aux enfants d’Haïti. Une priorité pour l’Unicef car il s’agit d’un pas important vers le retour à une « vie normale ».

Un tiers des enfants vivant dans les 472 sites de déplacés ont retrouvé les bancs de l’école. Les deux tiers de ces retours se font sous des tentes-écoles fournies par l’Unicef. Mais des disparités existent. En dehors de Port-au-Prince, 14% des enfants des camps à Léogane contre 94% à Jacmel sont retournés à l’école. L’urgence demeure. A Petit Goave 50% des écoles n’ont pas accès à l’eau, 24% n’ont pas de latrines et 78% n’ont pas de tentes.

Le Ministère de l’Education, l’Unicef et tous ses partenaires lancent un mouvement national pour l’éducation en Haïti. Ce mouvement - Tous à l’école, « ann nou ale lekol » - s’organise autour de trois axes : l’éducation pour tous les enfants, l’accès équitable et gratuit à une éducation de qualité, ainsi qu’une régulation et une transformation du système éducatif.
 

Des manques financiers ...

Demeurent des manques financiers, de personnels techniques et d’engins de déblaiement qui retardent la réouverture de certaines écoles. La priorité est donc au déblaiement mais également au relogement des familles hébergées dans les écoles. L’Unicef identifie des solutions réalisables rapidement, permettant d’une part aux enfants de retourner à l’école et d’autre part de respecter les droits des personnes déplacées.

La reconstruction des écoles s’établira par la suite selon les critères des écoles "amies des enfants". Normes parasismiques, écoles équipées de toilettes filles/garçons…
 


Avant la catastrophe, seulement 50% des enfants haïtiens en âge d’aller à l’école primaire étaient scolarisés. 1,5 million d’enfants, dont 496 000 ont moins de 5 ans, ont été directement touchés par le séisme.

Cliquez ici pour accéder au dossier «Construisons l’école qui reconstruira ces enfants».

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