Au Népal, les familles restent dignes malgré l’état de choc

Publié le 30 avril 2015 | Modifié le 31 août 2015

Nathalie Fol travaille au bureau régional de l’UNICEF en Asie du Sud, basé à Katmandou au Népal. Elle nous fait partager son témoignage marqué à la fois d’émotion, au vu des conséquences désastreuses du séisme, et de respect, face à la dignité des enfants et des familles dans une telle situation de survie.

Par Nathalie Fol, UNICEF Asie du Sud.
 
« Quelques jours seulement après la première secousse, le Népal est toujours en état de choc. Les autorités népalaises organisent les premiers secours avec l’appui des partenaires au développement et de la communauté internationale. Les infrastructures routières et aériennes sont très limitées et les autorités népalaises peinent à répondre à une urgence d’une telle ampleur.
 
À Katmandou, les familles vivent dans les rues depuis samedi dernier et occupent le moindre espace ouvert suffisamment éloigné des constructions et édifices. Installés sous des bâches précaires pour les plus chanceux, sous un parapluie ou simplement assis par terre, ces familles attendent dans le calme et la dignité qu’on leur permette de rentrer chez eux. Certains ont tout perdu mais pour l’instant il s’agit de s’organiser jusqu’à la fin de cette crise dont on ne voit plus le bout. Les répliques sismiques se succèdent les unes après les autres, la fatigue et la peur se lisent sur tous les visages.
 

 

 

 

Cette mère prête main forte aux équipes de secours en prenant soin de sa fille, blessée durant le séisme. ©UNICEF/NYHQ2015-1013/Nybo

 
Les premiers secours s’organisent mais beaucoup restent à faire pour répondre aux besoins essentiels notamment en matière d’approvisionnement en eau, de nutrition, d’hygiène et d’assainissement. Des queues s’organisent autour des premières distributions d’eau potable et de nourriture. Les marchés locaux semblent toujours fonctionner, et ce matin quelques échoppes vendant de la nourriture avaient rouverts. Les grandes surfaces restent fermées ainsi que la plupart des commerces, banques et bureaux.
 
Le calme règne partout et les gens s’organisent avec les moyens du bord y compris la récupération de bois ou de métal dans les débris des édifices écroulés, de pieux de fortune servant à fixer les bâches disponibles. Les toilettes sont inexistantes dans ces lieux de campement improvisés et l’hygiène se détériore rapidement.
 
 

Cette femme, portant son enfant avec un instinct maternel de sécurité et de réconfort, explique qu'elle cherche un abri pour sa famille. Les équipes UNICEF les prennent en charge. ©UNICEF/NYHQ2015-1006/Nybo

 
Les enfants sont nombreux et sont pour la plupart étonnamment calmes, assis contre leurs parents. Une évaluation rapide des besoins des femmes et des enfants est en cours dans les domaines essentiels de l’hygiène, l'assainissement, la nutrition, la santé, l'éducation et la protection. Répondre aux besoins vitaux des femmes et des enfants est aujourd’hui une priorité. Il sera également important de leur apporter un appui psychosocial afin qu’ils puissent dépasser ce traumatisme et que cette peur viscérale de sentir à nouveau la terre trembler puisse disparaitre. »
 
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Pour en savoir plus :
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Découvrez en images sur notre page Facebook les différentes interventions pour les enfants touchés par le séisme.

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