Comprendre le travail de l'UNICEF dans le domaine de la protection de l'enfance

Publié le 30 novembre 2005 | Modifié le 31 août 2015

Un an après le Tsunami, comment les actions des acteurs humanitaires présents sur le terrain sont-elles coordonnées à Banda Aceh?

Il y a toujours autant de présence à Aceh et tout le monde travaille sans relâche. L’Unicef continue à assumer son rôle de leader et de coordinateur avec tous ses partenaires, le gouvernement, les ONG locales comme les organisations internationales, car il doit s’assurer que l’aide est aussi efficace que possible. La coordination s’améliore même davantage tous les jours : ainsi, l’Agence indonésienne pour la reconstruction d’Aceh, consciente de l’indispensable coopération de tous, veille particulièrement à la bonne marche de cet effort de si longue haleine.

Quels sont, selon vous, les principaux obstacles à la reconstruction que certains sont parfois enclins à trouver un peu trop lente ?

L’une des principales questions est de définir le lieu exact où la population va s’installer ; l’autre est de trouver les partenaires/prestataires qualifiés pour être partie prenante de cette reconstruction. Actuellement, la population est encore très « fluide », d’où la difficulté, par exemple, de construire une école en dur. Avant d’investir sur des terrains qui ont fortement renchéri depuis le tsunami, il faut nous assurer du bien-fondé de l’édification d’une école primaire dans un lieu donné, où les rescapés auraient choisi de retourner ou de s’installer.

Comment le choix des prestataires est-il effectué ?

Outre le fait que nous travaillons en très bonne entente avec nos partenaires actuels, il n’est pas aisé de trouver à Aceh des prestataires de choix. D’autant plus que le niveau des compétences ne correspond pas toujours au niveau requis. C’est pourquoi nous nous employons à former des entrepreneurs locaux : en développant leur savoir-faire, nous leur permettrons, bientôt, d’assumer les tâches que nous exerçons aujourd’hui à leur place.

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