Femmes, mères – et réfugiées

Publié le 27 février 2013 | Modifié le 04 janvier 2016

Pour le 8 mars, Journée internationale de la femme, l’UNICEF France souhaite rappeler les conditions de vie de toutes celles, dans le monde, qui vivent dans des camps de réfugiés. Parmi elles, ces femmes syriennes qui ont fui vers les pays voisins avec leurs enfants. Leur quotidien : la promiscuité d’une tente, le froid, l’inquiétude du bien-être des enfants, la menace d’une fausse couche ou d’une agression sexuelle… Et l’espoir d’un meilleur lendemain.

Imaginez.

 
Les raids aériens, les tirs de rocket. Prendre les enfants et fuir, le plus vite possible.
Tout abandonner, sans même avoir le temps d’emmener quelques vêtements.
Ne pas se retourner. Devoir laisser ceux qu’on a perdus, enfants, mari, frère, sœur, parent.
Marcher des jours durant, la peur au ventre, pour atteindre la frontière.
Atterrir, comme des dizaines de milliers d’autres familles, dans un camp de réfugiés.
 
Enceintes.
Affaiblies, terrifiées, anémiées.
Parfois encore du côté syrien. Une accalmie dans les combats : vite, une césarienne – souvent trop tôt, et en dépit des risques. Cet enfant, parfois le fruit d’un viol par une milice. Mais elles ne peuvent rien dire.
Pour nombre d’entre elles, des fausses couches, des naissances prématurées.
Et la peur. De ne pas pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants, dans ce conflit qui n’en finit plus.
 
Mères.
Rien pour habiller le petit dernier qui vient tout juste de naître. Pas d’eau chaude pour le laver alors que dehors l’hiver est là, et la neige avec.
Souvent seules : quand le mari n’est pas mort, il est resté « là-bas », en Syrie.
Toute la famille à charge, les plus grands à occuper pendant ces longues journées – promiscuité de la tente. Et à rassurer aussi ; cauchemars et pipi au lit, le quotidien.
 
Jeunes filles.
Fragiles, vulnérables. Exposées aux violences sexuelles et au mariage précoce.
Hier, elles faisaient des études, avaient des projets d’avenir. Aujourd’hui elles sont des « adolescentes réfugiées », et leur « demain » se dessine en point d’interrogation. Leurs journées ? L’école du camp, quand elles le peuvent, et surtout aider leurs mères à s’occuper de « la maison ».
 

L’UNICEF agit, mais les fonds manquent

 
Depuis le début, présent et en action, à l’intérieur de la Syrie comme dans les pays d’accueil de réfugiés, l’UNICEF est là pour apporter de l’aide aux familles affectées par le conflit.
 
Distribution de couvertures, matelas, bâches en plastique, vêtements d’hiver, matériel de cuisine.
Mise à disposition de « kits » également : pour bébés (couches, vêtements, etc), pour l’hygiène (savon, seaux, etc.), et même des « kits de dignité » (comprenant des produits spécifiques aux femmes, notamment des serviettes hygiéniques, ainsi qu’un sifflet, pour appeler à l’aide en cas d’agression).
 
Soins de santé, vaccination, accompagnement psychologique, suivi des femmes enceintes.
Sensibilisation aux violences et abus (agression sexuelle, mariages forcés, etc.)
 
Mise à disposition de chauffage et d’eau chaude, d’eau potable et de sanitaires, notamment des toilettes séparées hommes/femmes.
 
Création d’ « espaces amis des enfants » avec des activités récréatives, ainsi que d’écoles dans des préfabriqués, pour que la scolarisation ne soit pas interrompue et que les enfants retrouvent une normalité.
 

De l’urgence qui dure

 
Loin de nous l’idée, vous vous en doutez, que seules les femmes subissent ces conditions de vie plus que difficiles. Evidemment, bien évidemment, tous les réfugiés, qu’ils soient adultes ou enfants, hommes ou femmes, parent ou non, partagent ce même quotidien.
Un quotidien de situation d’urgence, que tous pensaient temporaire. Mais l’urgence dure.
Ils ont tous besoin de notre aide. Ne les oublions pas.

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