Grâce à vous, l’UNICEF continue à se mobiliser pour Haïti !

Publié le 15 juin 2011 | Modifié le 04 janvier 2016

Au lendemain du tremblement de terre du 12 janvier 2010, notre organisation s’est mobilisée pour venir en aide aux victimes de la catastrophe naturelle. Plus de 300 000 personnes ont été blessées et 220 000 y ont perdu la vie. Aujourd’hui, bien que la première phase d’urgence soit passée, les enfants haïtiens ont toujours besoin d’aide. Retour sur les interventions de notre organisation sur le terrain.

 

 

Pour que tous les enfants d’Haïti puissent aller à l’école

Se rasseoir sur les bancs de l’école, c’est le premier pas vers un retour à la vie normale. Reconstruire les écoles, c’est essentiel pour assurer un avenir aux enfants qui seront les adultes de demain. Avant le séisme, seul un enfant sur deux fréquentait l’école en Haïti. Et le séisme a détruit ou endommagé 5 000 établissements scolaires.

Dès avril 2010, plus de 300 000 enfants ont retrouvé le chemin de l’école. Mais l’Unicef se mobilise pour que tous les enfants puissent avoir accès à l’école. Pas uniquement les enfants dont l’établissement a été détruit mais également ceux qui n’avaient jamais pu avoir accès à l’éducation. À partir d’octobre, 720 000 enfants ont reçu un soutien et 15 000 enseignants ont eu accès à du matériel et des formations. En mars 2011, 120 écoles semi-permanentes ont été construites, avec des matériaux résistants aux séismes et aux ouragans, équipées d’installations sanitaires. Les constructions se poursuivent aujourd’hui. À terme, ce sont 200 écoles qui devront être installées.

L’éducation est la priorité numéro 1 pour l’Unicef en Haïti. Pourtant, afin de remettre ce secteur sur pied, d’autres secteurs, très affectés par le séisme, ont été pris en compte en parallèle : l’eau et l’assainissement, la santé et la protection.

 

L’eau, source de vie et de mort

Au pire moment de la situation d’urgence, l’Unicef a fourni de l’eau potable à 680 000 personnes chaque jour et plus de 11 300 latrines ont été installées pour 800 000 personnes. Si l’eau permet aux populations de survivre, elle peut aussi mettre leurs vies en danger. Dix mois après le séisme, un nouveau drame frappe le pays : le choléra. Cette épidémie fait plusieurs milliers de victimes, plus de 252 000 malades. Pour répondre à cette urgence, plus de 90 000 kits d’hygiène et des millions de tablettes de purification de l’eau ont été fournis aux familles. Des tonnes de chlore ont été utilisées pour nettoyer l’eau d’Haïti et éviter que l’épidémie de choléra ne se propage. 865 000 savonnettes ont pu être distribuées à plus de 1,5 million d’enfants dans les écoles et les centres d’accueil dans l’ensemble des 10 départements du pays.

 

Soigner et vacciner les enfants d’Haïti

Entre janvier et octobre 2010, près de 2 millions d’enfants ont été vaccinés contre six maladies évitables : rougeole, diphtérie, polio, rubéole, tétanos et coqueluche. En novembre, l’Unicef a participé à la Semaine pour la santé de l’enfant en Haïti, au cours de laquelle des capsules de vitamine A et des comprimés vermifuges ont été administrés à plus de 1,3 million d’enfants, qui ont aussi reçu les vaccins qui leur manquaient. L’ensemble des 10 départements d’Haïti ont pu être touchés par cette campagne de grande ampleur.

Le choléra est apparu dans une zone qui n’avait pas été affectée par le séisme, il a aggravé la situation sanitaire dans le pays. Il a fallu venir en aide aux victimes de cette maladie, qui sont plus de 252 000. L’Unicef a pu apporter son appui à 72 dispensaires qui soignent des patients atteints du choléra.                   Si l’épidémie semble reculer aujourd’hui, la vigilance est de mise. La saison des pluies pourrait être l’occasion d’une nouvelle flambée de cette maladie mortelle.

 

Protéger les plus vulnérables

Depuis le séisme, les enfants sont particulièrement fragilisées. Ils font face à des risques d’exploitation, de violences et de trafics. Grâce au travail de l’Unicef et de ses partenaires, près de 5000 enfants ont ainsi été enregistrés et 1265 d’entre eux ont été réunis avec leurs familles. Ceux dont les proches n’ont pas (encore) été retrouvés ont été pris en charge et sont toujours suivis de près. Les chargés de la protection de l’enfance constatent qu’on compte aujourd’hui plus d’enfants qui avaient été séparés de leurs familles avant le séisme que suite à celui-ci. Pour aider toutes ces familles qui doivent abandonner leurs enfants, faute de moyens, il faudra investir à long terme dans le travail social en Haïti.

Bien avant le séisme, plus de 1,2 million d’enfants étaient considérés comme vulnérables à la violence, à l’exploitation et aux sévices. Et ce sont ces populations pauvres, déjà en situation de crise, qui ont été les plus durement frappées par la catastrophe de janvier 2010. En installant 369 espaces amis des enfants, l’Unicef a pris en charge 94 800 enfants en un an.

Au nom de notre organisation, l’Unicef France tient à remercier tous ceux qui ont donné et qui continuent à se mobiliser (particuliers, partenaires, entreprises, et collectivités) pour les enfants d’Haïti. Grâce aux dons collectés depuis le lendemain du séisme, l’Unicef a pu leur apporter l’assistance médicale et psycho-sociale nécessaire.