Haïti : nourrir, soigner, protéger les enfants

Publié le 21 janvier 2010 | Modifié le 14 janvier 2016

Pour l’UNICEF, les enfants sont la priorité numéro 1 en Haïti. Il faut, entre autres, les nourrir, leur fournir de l’eau potable, les soigner, les protéger.

Ils sont les plus vulnérables. En première ligne lorsqu’une catastrophe frappe un pays. A Haïti, près de la moitié de la population haïtienne a moins de 18 ans.

L’UNICEF fournit une aide essentielle à ces enfants haïtiens. Déjà trois cargaisons de matériel de secours sont arrivées par les airs. Et sept autres avions arriveront d’ici la fin de la semaine en République dominicaine pour Haïti. A leurs bords, des tentes, de l’eau, du matériel pour l’assainissement, pour les soins et la nutrition.

Pour lutter contre la malnutrition, de la nourriture riche en protéines est prête à être distribuée à 6 000 enfants. Une aide nutritionnelle hebdomadaire pour 1500 enfants est également en chemin.

Sur le terrain, l’UNICEF coordonne également les actions en matière d’eau potable. La distribution atteint aujourd’hui 200 000 litres par jour et le nombre de points de ravitaillement en eau a doublé, passant de 15 à 30.

Face à l’exploitation et à la traite

Outre la malnutrition et le risques liés au manque d’eau potable et d’assainissement, ces enfants et adolescents, s’ils ne sont pas aidés, courent également de plus grands risques d’être exploités sexuellement ou de subir une forme de trafic.

Avec ses partenaires sur le terrain, l’UNICEF s’occupe des enfants perdus ou qui ont été séparés de leurs familles. Des endroits sûrs pour tous les enfants jusqu’à cinq ans seront ouverts d’ici la fin de la semaine. Pour l’instant, de tels endroits ont été mis en place pour près de 1 000 enfants.

Le processus de repérage et recensement des enfants isolés a déjà commencé, avec les partenaires dont le gouvernement haïtien. Cela prend du temps mais il est crucial que ces enfants puissent retrouver leurs familles ou un proche.

Lire la déclaration d’Ann Veneman, directrice générale de l’UNICEF :  « Une course contre la montre »