Inondations en Indonésie

Publié le 28 décembre 2006 | Modifié le 29 décembre 2015

Les eaux ont commencé à baisser lentement dans le nord, l’est et le centre de la région d’Aceh en Indonésie, mais la situation reste préoccupante.

Plusieurs jours de pluies torrentielles ont gonflé les rivières, entraînant de graves inondations et glissements de terrain. On dénombre plus de 200 morts et disparus et près de 300 000 personnes déplacées.

La baisse du niveau de l’eau a laissé apparaître des maisons gravement endommagées et des villes recouvertes de boue. L’Unicef et ses partenaires ont commencé à prendre part à l’aide en fournissant des abris temporaires, de la nourriture, des kits d’hygiène et autres produits de première nécessité aux survivants.

Dans le district de Langsa, trois camps ont été mis en place pour héberger plus de 3 500 personnes déplacées. Alors que les zones les plus touchées sont toujours inaccessibles et les systèmes de communication hors service, les agences de secours ont utilisé des avions pour larguer des vivres aux familles et localiser les survivants. L’Unicef a également utilisé des camions pour livrer du matériel dans les zones inondées.

« La situation est désespérée, a déclaré Susan Ngongi, la responsable du programme d’urgence de l’Unicef. Il est très difficile d’accéder aux plus démunis. Beaucoup de villages sont entièrement recouverts, et il faut intervenir par hélicoptère et par bateau ».

Dans certaines zones, les eaux sont montées jusqu’à deux mètres, paralysant complètement les opérations des autorités locales, inondant les maisons et emportant les ponts. Les habitants qui ont été pris au piège par les eaux ont du traverser les eaux boueuses à pied ou en barque jusqu’à la terre ferme. Certains ont attendu sur les toits d’être secourus.

Dans le district d’Aceh Tamiang (toujours sans eau ni électricité), 8 des 10 centres de santé ont été endommagés. Dans le district d’Aceh Utara, des cas de diarrhée chez des enfants vivant dans des camps ont déjà été signalés.

Prévenir la propagation des maladies diarrhéiques

« La plus grande préoccupation reste la maladie, poursuit Susan Ngongi. Ce que nous savons, c’est que les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires étaient plutôt répandues dans la région. Avec les inondations, la propagation est facilitée ».

La section protection de l’enfant de l’Unicef a visité les zones affectées et a pu évaluer les besoins des enfants, particulièrement ceux qui sont abandonnés, orphelins ou exposés aux abus, ainsi que les jeunes survivants ayant besoin d’un soutien psychologique.

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