La survie des enfants est sur la bonne voie !

Publié le 17 septembre 2012 | Modifié le 28 décembre 2015

Le dernier rapport de l’UNICEF démontre une baisse significative du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans dans le monde. Pour améliorer encore ces résultats, États et organisations civiles s’engagent pour le futur. 

 

 

 

D’abord, les chiffres qui donnent de l’espoir : le nombre de décès d’enfants de moins de cinq ans est passé de 12 millions à 6,9 millions ces vingt dernières années, selon un rapport de l’UNICEF publié le 13 septembre portant sur la période 1990-2011. Leur taux de mortalité a lui chuté de 41 % pour tomber à 51 pour 1000 en 2011. L’UNICEF démontre ainsi qu’en deux décennies, il a été possible de faire baisser radicalement le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans. 

 

Le rapport souligne que ni la situation géographique d’un pays ni son statut économique ne sont un obstacle à une réduction du nombre de décès. Du Bangladesh au Portugal en passant par le Libéria, le Rwanda, la Turquie ou Oman, les progrès sont spectaculaires. Entre 1990 et 2011, ces États ont abaissé de plus de deux tiers leur taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans.

 

Des résultats positifs à améliorer

 

« Le déclin mondial de la mortalité des enfants de moins de cinq ans représente un succès considérable », résume Anthony Lake, directeur général de l’UNICEF. Mais il reste beaucoup à faire : des millions d’enfants de moins de cinq ans continuent de mourir chaque année de causes largement évitables, pour lesquelles il existe des solutions éprouvées et peu coûteuses. Vaccins, nutrition adéquate, soins médicaux et maternels de base, toutes ces techniques ne demandent qu’à être généralisées. Reste à la communauté internationale de « les mettre à la portée de chaque enfant », insiste Anthony Lake. Ce n’est pas encore le cas, loin s’en faut.

 

L’Afrique subsaharienne en première ligne

 

La mortalité des enfants de moins de cinq ans se concentre de plus en plus en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud : ces deux régions ont compté pour plus de 80 % de tous les décès d’enfants de moins de cinq ans en 2011. En moyenne, un enfant sur neuf meurt avant d’avoir cinq ans en Afrique subsaharienne. Les maladies infectieuses touchent de façon disproportionnée les populations pauvres et vulnérables, qui n’ont pas accès aux traitements et à la prévention les plus élémentaires. Plus encore que d’autres, ces décès-là sont largement évitables.

 

« Une promesse renouvelée »

 

Pour atteindre l’objectif ambitieux fixé par l’UNICEF de 20 décès pour 1000 à l’horizon 2035 dans les pays les plus touchés par la mortalité juvénile, les partenaires du mouvement « Une promesse renouvelée » (des centaines d’Etats, d’organisations civiles et confessionnelles) réaffirment au monde leur engagement en faveur des enfants. Toutes les entités mobilisées s’engagent sur cinq points essentiels : concentrer les ressources sur les pays les plus touchés, augmenter l’effort dans les « poches » de mortalité des pays aux revenus intermédiaires, concentrer les moyens sur les solutions les plus efficaces, créer un environnement global positif pour les enfants, et enfin développer un sentiment de responsabilité collective entre tous les acteurs du développement, de l’international au local. En soutenant l’UNICEF dès aujourd’hui, chaque citoyen peut aussi participer à cet effort décisif. 

 

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Des enfants et des chiffres (période 1990-2011)

- Quatre pays à forte mortalité ont réduit leur taux de mortalité d’au moins deux tiers : la République démocratique populaire du Laos (-72 %), le Timor-Leste (-70 %), le Libéria (- 68 %) et le Bangladesh (-67 %).

- L’Afrique subsaharienne, pourtant en retard par rapport aux autres régions, a aussi enregistré un déclin de 39 % du taux de mortalité juvénile entre 1990 et 2011.

- En 2011, environ 50 % du nombre global de décès de moins de cinq ans avaient lieu dans  cinq pays : l’Inde, le Nigeria, la RDC, le Pakistan, et la Chine.

- Plus d’un tiers des décès des enfants sont attribués à la sous-nutrition.

- La pneumonie est la principale cause de décès des enfants de moins de cinq ans, causant 18 % de tous les décès des moins de 5 ans dans le monde.

- Dans certains pays, le nombre total de décès chez les enfants de moins de cinq ans a augmenté : la RDC, le Tchad, la Somalie, le Mali, le Cameroun et le Burkina Faso.

- Environ 40 % des décès chez les enfants de moins de cinq ans se produisent durant la période néonatale (durant les 28 premiers jours de la vie). En 2011, cela équivalait à environ 3 millions de décès dans le monde. La majorité des décès néonatals sont le résultat de complications prénatales ou de complications lors de l’accouchement.

- Sans traitement, 50 % des enfants infectés par le VIH meurent avant d’atteindre l’âge de deux ans. Dans les pays à forte prévalence du VIH d’Afrique subsaharienne, la mortalité associée au VIH parmi les enfants de moins de cinq ans variait de 10 % au Mozambique et en Zambie à 28 % en Afrique du Sud pour l’année 2010.

 

 

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