Les enfants du Yémen en proie à une grave épidémie de choléra

Publié le 12 juin 2017 | Modifié le 12 juin 2017

En 6 mois, une deuxième épidémie de choléra vient menacer les enfants au Yémen, pays déjà affecté par une terrible crise nutritionnelle. Le nombre de cas de choléra passe de 10 000 à plus de 116 000 en l’espace de quelques semaines. Avec le soutien de ses partenaires, l’UNICEF concentre ses efforts sur les zones les plus à risques pour stopper la propagation de la maladie. 
Les enfants ont besoin d'urgence de votre aide.

Pour Um Taha et quatre de ses enfants, les derniers jours ont été très éprouvants. Campée dans un petit coin du centre de traitement de la diarrhée à l’hôpital Al Sabayeen de Sanaa, la mère de 39 ans a passé des nuits blanches en prenant soin de ses enfants malades du choléra. Pendant ce temps, son mari s’occupait des cinq autres enfants à la maison.

« Rapidement après que mon fils ainé soit tombé malade, mes deux autres fils et ma fille ont aussi contracté le choléra. Ils ont tous bu de l’eau provenant de la même source. Par chance, mes autres enfants sont en bonne santé » raconte Um  Taha, très fatiguée.

 
Um Taha reste assise aux côtés de ses quatre enfants hospitalisés car souffrant du choléra. Durant 4 jours, elle a campé par terre au même endroit dans le centre de traitement. © UNICEF Yemen/2017/Madhok

Une crise de santé publique

Les enfants du Yémen sont menacés par une grave épidémie de choléra. En mai dernier, plus de 30 000 cas étaient suspectés et 300 décès enregistrés à cause de diarrhée aigüe dans tout le pays. À ce jour, le bilan s’aggrave dangereusement de jour en jour avec plus de 116 700 cas et 859 décès enregistrés !

Les hôpitaux et les centres de traitement du pays luttent pour faire face au nombre exponentiel de nouveaux patients à prendre en charge dans les quatre coins du pays. Les enfants, qui sont les plus vulnérables, se trouvent étendus à même le sol des salles de soins. Beaucoup de cas sont très critiques.

Pire encore, il y a un manque de médecins et d’infirmières pour pouvoir prendre en charge les enfants. La plupart du personnel médical n’a pas été rémunéré depuis plusieurs mois. S'ajoute également une pénurie de médicaments et de matériel de soins.

L’UNICEF et ses partenaires soutiennent les centres de traitement de la diarrhée en fournissant, entre autres, des médicaments, du sel de réhydratation, des tablettes de traitement d’eau. Mais le nombre d’enfant souffrant de diarrhée ne cesse d’augmenter. L’UNICEF a aussi installé des centres dédiés à la réhydratation orale à travers le Yémen où les patients souffrant de diarrhée modérée peuvent être pris en charge.

Le cri d’alarme d’un médecin

Le docteur Hussein Hadas dirige la réponse d’urgence dans le centre de traitement de la diarrhée à l’hôpital Al Sabayeen où les enfants de Um Taha luttaient de toutes leurs forces contre la maladie. Il raconte que son équipe est actuellement débordée. « Il y a un manque important de médicaments et de moyens. Les patients sont allongés n’importe où, là où ils peuvent trouver une place. C’est une course contre la montre permanente pour mon équipe qui doit traiter les patients toujours plus nombreux. »

Il n’y a pas un jour à perdre face à cette situation qui s’aggrave à toute vitesse.
Les enfants du Yémen ont besoin de votre soutien.
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