Les enfants : la face cachée du Sida, la part négligée de la lutte

Publié le 26 octobre 2005 | Modifié le 06 juillet 2015

Le 25 octobre dernier, lors d’une conférence de presse animée par Jacques Hintzy, président de l’UNICEF France, Rima Salah, directrice adjointe de l’UNICEF et Corneille, chanteur francophone, le Fonds des Nations unies pour l’enfance a lancé sa campagne mondiale « Unissons-nous pour les enfants, contre le sida ».

Alors que moins de 5% des jeunes séropositifs bénéficient d’un traitement et que plus de 15 millions d’enfants dont les parents sont morts survivent sans être pris en charge par quiconque, cette campagne est destinée à attirer l’attention de la communauté internationale sur l’impact dévastateur que le VIH/Sida a sur les enfants.

Au cours de la conférence, Rima Salah a rappelé que, « chaque minute, un enfant meurt d’une maladie liée au sida, un nouveau-né contracte le VIH, quatre jeunes de 15 à 24 ans contractent le VIH et 15 millions d’enfants ont déjà perdu au moins un de leurs parents à cause du sida. Cela représente un peu plus que la population d’Ile-de-France. »

Egalement nvité à cette conférence, le chanteur Corneille, nouvel ambassadeur de l’UNICEF France, a déclaré que le Sida est un fléau qui s’attaque à l’avenir des enfants. « Puisque les solutions existent, que cela ne relève pas de la magie, je veux aider à réveiller les consciences sur ce problème grave. Je veux dire aux enfants touchés qu’ils ne sont pas seuls ».

Soulignant l’inégalité qui existe entre les pays concernant les moyens de prévenir et de lutter contre la maladie, Jacques Hintzy a rappelé que « la communauté internationale a une vraie responsabilité vis à vis d’un certain nombre de pays qui n’ont pas aujourd’hui les moyens d’une vraie lutte contre l’épidémie, et pour les enfants ».

Un rapport intitulé « Enfants : la face cachée du sida » a également été présenté lors de la conférence de presse. Ce rapport dresse un constat dramatique sur la situation des enfants face à la pandémie : absents des politiques nationales ou internationales de lutte contre le VIH/Sida, ils n’ont pas accès aux services de base dans le domaine des soins et de la prévention. Des millions d’enfants ont perdu au moins un parent, des frères ou des sœurs. L’école, les soins de santé, la protection la plus élémentaire leur sont refusés, de même que bien d’autres éléments fondamentaux de l’enfance, à cause des ravages de la maladie.

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