Loi sur le développement : le Groupe Enfance et UNICEF France saluent la priorité accordée aux droits de l’enfant

Publié le 21 juillet 2021

Le projet de loi de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales (LOPDSLIM) vient d’être adopté : les droits de l’enfant constituent désormais l’une des priorités de la politique de solidarité internationale de la France.

Paris, le 21 juillet 2021 - Le Groupe Enfance et UNICEF France saluent la mobilisation des parlementaires qui se sont grandement engagé.e.s pour que les droits de l’enfant, initialement absents du texte, deviennent l’une des priorités de la politique d’aide au développement française.

Au-delà de la mention particulière accordée aux droits de l’enfant dès l’article 1er du texte*, ce texte a permis de nombreuses avancées pour les enfants, en insistant notamment sur :

  • l’importance du respect de la Convention relative aux droits de l’enfant et de ses quatre grands principes à savoir : la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement et la participation.
  • « la concrétisation de l’égalité entre les filles et les garçons  et les droits […] des filles et des adolescentes dans l’ensemble des régions du monde »
  • le droit à la participation des filles et adolescentes. Néanmoins, UNICEF France et le Groupe Enfance regrettent que le dernier examen du texte n’ait maintenu cette avancée qu’en demi-teinte, puisque la mention du droit à la participation de tous les enfants et les jeunes aux programmes et politiques qui les concernent a finalement été supprimée de l’article 1er.

La clé d'un développement plus juste

Alors qu’il reste moins de neuf ans pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) fixés par les Nations-unies, et mis à mal par la crise sanitaire de la COVID-19, UNICEF France et le Groupe Enfance veilleront activement à la mise en œuvre effective de cette loi afin que le respect et la promotion des droits de l’enfant, notamment des filles, demeurent au cœur des priorités de la coopération française.

Investir pour la réalisation des droits de l’enfant, en particulier dans les pays les moins développés, est la clé d’un développement plus juste, plus durable et plus inclusif. Il conviendra désormais de s’assurer que les orientations données par les parlementaires à la loi sont suivis d’effet dans la coopération au développement et les interventions d’urgence de la France.

*« La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales a pour objectifs principaux (…) la promotion des droits humains, en particulier des droits des enfants » Article 1er