L'UNICEF et l'urgence

Publié le 02 janvier 2005 | Modifié le 29 décembre 2015

Lors d'une situation de crise comme la catastrophe en Asie du Sud, l'aide internationale s'organise. Dans la course contre la montre qui s'engage alors, les équipes de l'UNICEF sont en première ligne.

Dimanche 26 décembre 2004, des vagues géantes ravageaient les pays du littoral de l’Océan indien, en Asie du Sud. Dans ces régions dévastées, le décompte macabre s’alourdit d’heure en heure. On évalue le nombre de morts à plus de 120 000. L’organisation rapide des secours pour les survivants, et la logistique sur laquelle elle s’appuie, appelle une mise au point. La directrice générale de l’UNICEF, Carol Bellamy, a immédiatement défini les premières priorités : «Nous nous efforçons de répondre aux besoins en eau, un problème urgent dans ces pays, et d'éviter la propagation des maladies. Pour les enfants, les jours qui viennent sont d’une importance capitale ».

Des ressources humaines, financières et logistiques

En règle générale, l’UNICEF utilise tous les moyens (avions-cargos, hélicoptères, camions…) pour convoyer l’aide d’urgence. Arrivés à destination, les secours sont déchargés, parfois stockés, puis transportés et distribués jusque dans les zones les plus isolées. Une catastrophe naturelle - comme les raz de marée du 26 décembre, provoqué par un séisme sous-marin d’intensité 9 sur l’échelle ouverte de Richter dans la région de Sumatra – peut, en quelques minutes, dévaster des régions entières et en détruire le tissu économique et social. Sans eau ni électricité, les hôpitaux ne peuvent fonctionner. Sans moyen de communication, il est parfois difficile de venir en aide aux survivants. De plus, rares sont les pays qui disposent des moyens d’intervention et des ressources nécessaires pour faire face rapidement aux besoins. L’intervention humanitaire nécessite un déploiement immédiat de ressources aussi bien humaines, financières que logistiques.

Des équipes sur le terrain

Pour sauver des vies, empêcher la propagation des maladies et apporter une aide efficace aux blessés, les premières 48 heures sont cruciales. L’UNICEF possède des bureaux de terrain où travaillent - et près desquels vivent - ses experts et son personnel international et local. Ces équipes peuvent intervenir immédiatement. En Inde, par exemple, l’UNICEF compte un bureau principal à New Delhi et dix bureaux régionaux. Il dispose également de huit bureaux et sous-bureaux en Indonésie, deux en Thaïlande, dont un régional pour l’Asie orientale et le Pacifique, un aux Maldives à Male, et six au Sri Lanka. Tout en dépêchant des secours, l'Unicef et les autres agences des Nations unies coopèrent avec les gouvernements pour évaluer les besoins d'urgence. 
 
L’UNIPAC : 24 heures pour répondre à l’Urgence

Depuis 1953, l’UNICEF possède un entrepôt de fournitures à Copenhague. C’est là que l’UNIPAC concentre la majeure partie du matériel médical et technique que l’UNICEF envoie dans les pays dans lesquels son action se porte. Mais depuis quelques années, pour faire face plus rapidement encore aux guerres et aux catastrophes naturelles, l’UNICEF a pris l’habitude de pré-positionner du matériel dans plusieurs régions du monde de façon à répondre immédiatement aux besoins les plus urgents.

Tout en utilisant ces réserves locales (médicales, sanitaires, éducatives, mais aussi des pelles, des pioches, des draps, des sacs pour transporter les victimes…), l’UNICEF peut commencer l’évaluation rapide des besoins avant de « passer commande » à l’UNIPAC de Copenhague. A l’UNIPAC, le mot d’ordre est « réactivité ». « Nous sommes suffisamment préparés pour pouvoir répondre à une urgence en 24 heures, à tout moment. », affirme Ole Boye, Responsable des Urgences à l’entrepôt de Copenhague.

En Asie du Sud, le pré-positionnement de l’aide se trouve au Sri Lanka où l’UNICEF possède 5 bureaux, une cinquantaine de membres et une quinzaine de véhicules 4X4. Deux premiers envois de 45 tonnes et 20 tonnes de matériel de secours, organisés par Copenhague, sont arrivés à Colombo mercredi et jeudi dernier. Un autre est en partance pour l’Indonésie. Beaucoup d’autres suivront. 
 

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