Maroc : limiter le travail des enfants et favoriser la scolarisation

Publié le 06 février 2006

Au Maroc, plus d’un million et demi d’enfants en âge d’être scolarisés sont privés de leurs droits à l’éducation. Mais des progrès ont été accomplis grâce à la mobilisation du gouvernement marocain. Quelques chiffres en témoignent :
En 1998-1999, 73,5% d’enfants scolarisés, ils étaient 84, 6% en 2000-2001 puis 92,17% en 2003-2004.

Cependant, des résistances subsistent. Beaucoup de parents ne sont pas convaincus de l’utilité de scolariser leurs enfants, en particulier leurs filles. La plupart des enfants non scolarisés sont menacés d’exploitation économique, à travers les tâches qui leurs sont confiées dans l’artisanat, dans l’agriculture, dans des conditions qui ne sont pas toujours satisfaisantes pour leur santé et pour leur équilibre psychologique. On estime à plus de 600 000 le nombre d’enfants de moins de 15 ans qui travaillent. 80% d’entre eux vivent en milieu rural.

Le nouveau code du travail élève de 12 à 15 ans l’âge légal du travail : des sanctions menacent les employeurs qui ne s’y plient pas. L’Unicef et ses partenaires (ILO/IPEC, gouvernement et ONG) développent des actions en milieu rural et urbain pour limiter le travail des enfants. En collaboration avec la délégation de Bruxelles, un programme consiste à fournir en matériel éducatif les enfants employés dans l’artisanat et dans les tâches domestiques. Un projet proposé par le bureau de l’Unicef de Rabat vise à garantir une éducation informelle aux enfants non scolarisés et à les protéger de l’exploitation économique. Il porte sur trois communes rurales et peut se résumer en 5 points :

  • évaluer le problème du travail des enfants dans ces communes,
  • assurer une éducation informelle à tous les enfants qui y travaillent,
  • former les professeurs pour assurer la qualité de l’enseignement dispensé,
  • mener un travail de communication et de sensibilisation afin de changer les mentalités en matière de travail des enfants,
  • mesurer les résultats (nombre d’enfants touchés, qualité de l’enseignement…)

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