Maroc : limiter le travail des enfants et favoriser la scolarisation

Publié le 06 février 2006 | Modifié le 31 mars 2016

Au Maroc, plus d’un million et demi d’enfants en âge d’être scolarisés sont privés de leurs droits à l’éducation. Mais des progrès ont été accomplis grâce à la mobilisation du gouvernement marocain. Quelques chiffres en témoignent :
En 1998-1999, 73,5% d’enfants scolarisés, ils étaient 84, 6% en 2000-2001 puis 92,17% en 2003-2004.

Cependant, des résistances subsistent. Beaucoup de parents ne sont pas convaincus de l’utilité de scolariser leurs enfants, en particulier leurs filles. La plupart des enfants non scolarisés sont menacés d’exploitation économique, à travers les tâches qui leurs sont confiées dans l’artisanat, dans l’agriculture, dans des conditions qui ne sont pas toujours satisfaisantes pour leur santé et pour leur équilibre psychologique. On estime à plus de 600 000 le nombre d’enfants de moins de 15 ans qui travaillent. 80% d’entre eux vivent en milieu rural.

Le nouveau code du travail élève de 12 à 15 ans l’âge légal du travail : des sanctions menacent les employeurs qui ne s’y plient pas. L’Unicef et ses partenaires (ILO/IPEC, gouvernement et ONG) développent des actions en milieu rural et urbain pour limiter le travail des enfants. En collaboration avec la délégation de Bruxelles, un programme consiste à fournir en matériel éducatif les enfants employés dans l’artisanat et dans les tâches domestiques. Un projet proposé par le bureau de l’Unicef de Rabat vise à garantir une éducation informelle aux enfants non scolarisés et à les protéger de l’exploitation économique. Il porte sur trois communes rurales et peut se résumer en 5 points :

  • évaluer le problème du travail des enfants dans ces communes,
  • assurer une éducation informelle à tous les enfants qui y travaillent,
  • former les professeurs pour assurer la qualité de l’enseignement dispensé,
  • mener un travail de communication et de sensibilisation afin de changer les mentalités en matière de travail des enfants,
  • mesurer les résultats (nombre d’enfants touchés, qualité de l’enseignement…)

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