Mort des mères et des nouveau-nés : les plus pauvres sont aussi les plus concernés

Publié le 01 octobre 2019

À l’échelle mondiale, les taux de mortalité infantile et maternelle ont reculé, mais il existe de profondes inégalités entre pays riches et pays pauvres.

Pour Emarat, une fillette yéménite de 10 ans (en photo), le taux de mortalité maternelle n’est pas juste un concept statistique : sa mère, Khaizaran, est morte lors de l’accouchement. Dans le pays le plus pauvre du Moyen-Orient, la guerre n’a fait qu’aggraver la situation des enfants et des mères. Au Yémen, toutes les deux heures, six nouveau-nés et une mère meurent en raison de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement.
 

Des inégalités criantes entre le Nord et le Sud
 

À l’échelle mondiale, les chiffres sont pourtant encourageants. Les dernières estimations, avancées conjointement par UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), indiquent que les morts d’enfants ont diminué de moitié et les décès maternels d’un tiers depuis 2000. Cela s’explique notamment par un meilleur accès à des services de santé de qualité et accessibles. « Au moment de la naissance, des mains expertes pour venir en aide aux mères, aux nouveau-nés, ainsi que de l’eau propre, une nutrition adaptée et des médicaments et vaccins essentiels peuvent faire la différence entre la vie et la mort », explique Henriette Fore, directrice générale d’UNICEF.

Mais dans plusieurs régions du monde, ces infrastructures manquent encore. En 2018, en Afrique sub-saharienne, un enfant sur 13 décède avant d’avoir cinq ans. C’est 15 fois plus que pour un enfant né en Europe. Toujours en Afrique sub-saharienne, les femmes risquent de mourir lors de la grossesse ou de l’accouchement dans un cas sur 37. En Europe, ce risque est de un sur 6500. À l’échelle mondiale, l’Asie du Sud et l’Afrique sub-saharienne totalisent environ 80% des morts chez la mère et l’enfant. Et dans les pays en situation de crise humanitaire ou de conflit armé, comme au Yémen, le système de santé fragilisé ne permet plus aux femmes et aux enfants de bénéficier des soins vitaux.

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