Nigeria : plus de 42 000 déplacés

Publié le 28 janvier 2010 | Modifié le 31 mars 2016

Après les tueries interreligieuses, la peur a poussé plus de 42 000 personnes à quitter la ville de Jos et ses alentours, au centre du Nigeria. 

Le calme est revenu à Jos et dans les villages alentours. Les habitants peuvent aujourd’hui sortir de 6 heures du matin à 18 heures, horaire du couvre-feu. Mais des familles continuent d’utiliser ce créneau de liberté pour rejoindre d’autres Etats du Nigeria ou l’arrière-pays préservé des troubles. Pas de bilan précis pour l’instant mais plus de 200 personnes seraient mortes récemment, victimes des tensions religieuses qui règnent dans cette région du centre du Nigeria.

Aujourd’hui, plus de 42 000 habitants de l’Etat du Plateau sont déplacés à cause de ces conflits. Dans les camps de Bauchi, 90% d’entre eux sont des femmes et des enfants.

Des nouveau-nés décédés

La distribution de l’aide humanitaire a commencé : 12 camps de déplacés ont reçu des vivres, des sachets de purification de l’eau, des bidons… Couvertures et tapis de sol ont aussi été fournis dans certains camps.  Mais de nombreuses familles ont encore besoin de nourriture, d’eau potable, d’affaires pour dormir, de vêtements chauds, de médicaments. Seuls 12 des 28 camps ont pour l’instant pu être aidés.
 
Le week-end dernier, les équipes de l’Unicef sur place avaient déjà réussi à envoyer deux camions chargés de fournitures pour les déplacés. Mais une partie du matériel de secours de l’Unicef est bloqué à Abuja, attendant de pouvoir être acheminé. Des femmes déplacées ont lancé un appel pour un accès à « de la nourriture et des médicaments en quantité suffisante ».

D’après des sources médiatiques, 31 femmes ont accouché dans les camps. Deux enfants sont morts, mais les autres seraient sains et saufs. Plus encore depuis ces naissances, il est urgent de pouvoir distribuer vaccins mais aussi couvertures, matelas, médicaments et couches dans ces camps.
 

Soutenir nos actions