Quand quitteront-ils les camps ?

Publié le 02 septembre 2009 | Modifié le 31 août 2015

Plus de 250 000 personnes vivent toujours dans les camps de déplacés au Sri Lanka. Dans une grande précarité, qui pourrait encore s’aggraver avec l’arrivée de la mousson en octobre.

Le conflit entre forces rebelles tamoules et l’armée a entraîné ces derniers mois le déplacement de plus de 280 000 civils. Aujourd’hui, ils sont encore au moins 250 000 à vivre dans les camps autour de Vavuniya. Problèmes d’accès à l’eau potable, aux soins mais aussi aux vivres… Ces familles souffrent depuis plusieurs mois à cause de la situation instable qui règne dans leur pays. La surpopulation des camps rend leurs conditions de vie encore plus difficiles. Le gouvernement sri lankais, après la fin des combats, a annoncé sa volonté de faire rentrer 80% des déplacés chez eux d’ici la fin de l’année. L’Unicef veut aider ces civils à retourner chez eux dans de bonnes conditions.

A quelques semaines de la mousson

Il semble cependant compliqué de faire rentrer la majorité des déplacés en quelques semaines, avant la saison de la mousson qui débute en octobre. Les pluies ne vont pas tarder à tomber, il faut donc préparer les camps.  Récemment, trois jours de grosses pluies y ont causé des dégâts, notamment sur le système d’assainissement. Ces intempéries ont également compromis l’accès à l’eau potable pour les déplacés.

Avec l’arrivée de la mousson, l’Unicef donc renforcer son action dans les domaines de la nutrition, l’assainissement et l’accès à l’eau potable. Des domaines qui risquent de connaître une rapide détérioration avec la saison des pluies. L’Unicef plaide donc pour que le gouvernement prenne des mesures préventives. Comme le déplacement des personnes les plus vulnérables dans des communautés d’accueil à Vavuniya et l’accélération du processus de retour des déplacés.

L’action de l’Unicef dans les camps

Les déplacés sri lankais sont dépendants de l’assistance humanitaire dans les camps. L’Unicef se mobilise sur le terrain pour venir en aide à ces familles vulnérables.
180 000 déplacés ont déjà bénéficié d’un accès à l’eau potable, à l’assainissement et à des latrines. 99% des enfants de moins de 5 ans déplacés dans des camps ont bénéficié de vaccins contre la polio et la rougeole. L’Unicef a également apporté un financement pour l’installation et le développement d’un service pédiatrique, d’un centre de nutrition thérapeutique et d’une maternité dans l’hôpital de Vavuniya. Dans les camps installés autour de la ville, 27% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aigue modérée et 8,8% sont sévèrement malnutris.

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