Réfugiés et migrants : une terrible année, et maintenant l’hiver…

Publié le 18 décembre 2015 | Modifié le 19 septembre 2018

Près d’1 million de migrants et réfugiés, dont ¼ d’enfants, risquent leur vie sur les routes d’Europe depuis de longs mois. Désormais, ils doivent faire face à l’hiver.

A quoi ressemble un migrant ? Un réfugié ? Réponse dans cette vidéo…

Les enfants, d’où qu’ils viennent et où qu’ils soient, sont avant tout des enfants. Et ceux qui ont fui leur pays en guerre ou se déplacent vers l’Europe dans l’espoir de meilleurs lendemains, ont plus que jamais, en cette période hivernale, besoin d’aide d’urgence.

Cette crise ne ressemble à aucune autre, de part son étendue, son ampleur et sa rapidité d’expansion. Les bureaux de terrain de l’UNICEF ont constaté ces derniers mois une augmentation du nombre de femmes et d’enfants, notamment des nouveau-nés, parmi les réfugiés et les migrants. Notre organisation intervient, depuis le début de la crise, pour répondre aux besoins de ces publics particulièrement vulnérables, en définissant des priorités dans les secteurs de la protection de l’enfance, de la santé, de la nutrition (en particulier l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant), et de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement. L’UNICEF adresse par ailleurs des recommandations à ses partenaires gouvernementaux sur la réponse nationale à apporter pour venir en aide aux enfants.

Mais l’afflux de personnes est toujours imprévisible et peut évoluer en fonction de l’aggravation des conditions météorologiques et de l’évolution du contexte général en matière politique et sécuritaire. Il faut sans cesse adapter les interventions pour être là où les familles en ont besoin, au moment où elles en ont besoin.

L’UNICEF adapte sa réponse à l’hiver

Jusqu’en novembre, les conditions hivernales étaient relativement favorables, mais désormais l’hiver est bien installé, et les familles doivent lutter au quotidien contre la pluie, le froid, la neige – beaucoup d’enfants portant les seuls vêtements et chaussures qu’ils possèdent…
Epuisés physiquement, angoissés et en état de détresse psychologique, certains ayant besoin d’une aide médicale, les enfants ont besoin d’aide immédiate, d’un endroit sûr où se reposer, d’eau et de nourriture, de vêtements chauds et d’un accès à des installations sanitaires. Et avec l’hiver, il est probable que les mouvements de population ralentissent et que les réfugiés et migrants restent plus longtemps dans certains pays.

Le plan hivernal de l’UNICEF a pour objectif de venir en aide à environ 6 000 réfugiés et migrants par jour, en transit dans chacun des pays, parmi lesquels 45 % sont des femmes et des enfants selon les estimations, dont 25 % d’enfants.

Concrètement, il s’agit d’approvisionnements en vêtements, gants, bonnets, écharpes et chaussures enfants adaptés pour la saison, mais également des couvertures, des articles d’hygiène et du matériel pour améliorer les conditions de vie des familles. Notre organisation prévoit également par exemple des aliments pour les enfants de 6 à 24 mois, et des groupes électrogènes pour des sites situés sur le trajet de l’exil.

Entre novembre 2015 et février 2016, selon les estimations, 5 000 réfugiés et migrants pourraient arriver en moyenne chaque jour de Turquie : jusqu’à 700 000 personnes traverseraient ainsi la Grèce, l’ex-République yougoslave de Macédoine, la Serbie, la Croatie et la Slovénie. L’UNICEF prévoit dans son plan hivernal l’approvisionnement de fournitures d’urgence en vue d’une intervention dans des zones qui pourraient connaitre une recrudescence du nombre d’exilés en raison d’un changement soudain des routes migratoires : l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, l’Italie, le Monténégro et la Roumanie, ainsi que le Kosovo…

Comment nous aider ?

Au-delà des coûts logistiques et opérationnels supplémentaires qu’entraîne la mise en œuvre du plan hivernal, c’est le financement de nos programmes terrain pour faire face à la source de cette crise, la guerre en Syrie, qui fait toujours cruellement défaut !

La moitié des réfugiés du conflit syrien sont des enfants.
La Turquie accueille à elle seule 2,1 millions de réfugiés syriens, le Liban 1,1 million, et la Jordanie 630 000 autres… Autant de pays dans lesquels les actions de l’UNICEF nécessitent davantage de fonds pour faire face aux besoins quotidiens.

Pour soutenir nos actions, vous pouvez dès maintenant faire un don pour notre Fonds d’urgence, ou encore acheter l’une de nos « Happy Box » (couvertures, kits de premiers secours, ou encore kits d’hygiène) – elle sera envoyée directement sur le terrain en votre nom, là où les enfants en ont le plus besoin ! Merci de votre soutien.

 

Média

Qui sont ces enfants, et quels dangers courent-ils ?

L’UNICEF distingue cinq groupes d’enfants particulièrement à risque :

-Les bébés et les tout-petits : avec l’hiver, ils risquent tout particulièrement l’hypothermie, les maladies telles que la pneumonie – ou encore la noyade en échappant aux bras de leurs parents dans le naufrage de leur canot…
-Les enfants handicapés ou ayant des besoins spécifiques
-Les enfants perdus : souvent séparés de leurs proches lors d’un mouvement de foule au passage d’une frontière ou à l’embarquement dans un train ou bus par exemple
-Les enfants qui n’ont plus les ressources pour continuer le voyage, et qui sont particulièrement vulnérables face aux abus, à l’exploitation, la violence, au trafic, au recrutement par des gangs, etc.
-Les adolescents non-accompagnés : souvent des garçons de 14-17 ans, qui pour pouvoir continuer leur route préfèrent éviter d’être enregistrés comme mineurs seuls, mais renoncent ainsi à pouvoir bénéficier des mesures de protection dont ils ont besoin et auxquelles ils ont droit...

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