« Ta voix, tes droits » : l’UNICEF donne la parole aux ados !

Publié le 28 février 2014 | Modifié le 24 décembre 2015

Devant le succès de sa première Consultation nationale des 6-18 ans en 2013, l’UNICEF France inscrit son initiative dans la durée et propose à nouveau aux enfants et aux jeunes de s’exprimer sur leurs droits en France. Cette année, l’analyse des données mettra un coup de projecteur sur la situation des adolescents… Participez, en famille, jusqu’au 31 mai sur www.jeparledemesdroits.fr !

En France, 1 enfant sur 5 est en situation d’intégration sociale précaire, voire déjà dans « la spirale du malheur ». Un constat alarmant… qui a pu être établi grâce à l’analyse sociologique des questionnaires remplis par 22 500 enfants et adolescents en 2013, lors de la première Consultation nationale lancée par l’UNICEF France.
 
Les résultats de cette Consultation inédite, dévoilés lors de la Journée des droits de l’enfant le 20 novembre (sous la forme du Rapport 'Ecoutons ce que les enfants ont à nous dire') avaient étaient remis aux Ministres Dominique Bertinotti (déléguée à la Famille) et George Pau-Langevin (déléguée à la réussite éducative), puis présentés au Congrès des Maires de France, et enfin partagés avec les parlementaires début décembre. Ainsi, la voix des enfants et des jeunes, de même que les premières grandes recommandations de l’UNICEF, avaient pu être entendues par la classe politique à tous les niveaux, dans l’espoir pour l’UNICEF d’une réelle prise en compte dans les décisions politiques.
 

Focus sur la situation des ados

 
Fort du succès de ce nouvel outil, qui permet un véritable diagnostic de la perception des enfants et des jeunes sur l’exercice de leurs droits en France (en matière de bien-être, sécurité, accès aux loisirs, à la culture, aux services de la collectivité, appropriation de l’espace public…), l’UNICEF France a décidé de reconduire cette étude chaque année.
 
En 2014, c’est le champ de l’adolescence qui sera la priorité de notre organisation. C’est pourquoi des questions ciblées sur les problématiques liées à la jeunesse (réseaux sociaux et internet, confiance en l’avenir, prévention aux addictions et conduites à risque…) ont été ajoutées au questionnaire de base et que, par ailleurs, les jeunes âgés de 12 à 18 ans seront tout particulièrement invités à participer, grâce à la mobilisation des Clubs UNICEF dans les collèges, des Jeunes ambassadeurs de l’UNICEF dans les lycées, des Jeunes Ambassadeurs du Défenseur des Droits et des Comités départementaux de l’UNICEF France. Et ce dans toute la France, notamment au sein du réseau UNICEF des « Villes et Départements amis des enfants ».
 
Les parents et les adultes référents, tels que les acteurs de l’éducation et les professionnels de l’enfance et de la jeunesse, sont également invités à participer : l’outil conçu par l’UNICEF permettant une enquête-miroir entre les enfants et les adultes, leurs réponses permettront d’observer s’il existe des différences entre la perception des uns et des autres – un jeune peut par exemple souffrir d’un sentiment d’insécurité ou de mal-être qui ne sera pas forcément perçu de la même manière par ses parents ! Par ailleurs, participer en famille donne l’opportunité d’un réel temps d’échange parent/enfant autour de problématiques qui ne seraient pas forcément abordées en dehors de ce cadre…

 
Un baromètre annuel

 
Si l’analyse sociologique des résultats se concentrera cette année sur les adolescents, les 6-11 ans ne sont pas pour autant exclus de l’étude, bien au contraire : leurs réponses aux questions seront précieuses, car elles permettront d’établir, sur le long terme, un « baromètre de la situation des 6-18 ans en France » - outil inestimable quand on sait que la France manque cruellement de données sur la situation des enfants sur son territoire, et notamment sur leur perception des choses.
 
Les résultats de la Consultation 2014, accompagnés des grandes recommandations de l’UNICEF, seront dévoilés à l’automne. Dans l’intention, encore une fois, de faire entendre la voix des enfants et des jeunes, afin qu’elle soit prise en compte dans la politique française, nationale comme locale…