Toujours coupés du monde

Publié le 28 septembre 2009 | Modifié le 31 août 2015

Au Yémen, plus de 100 000 civils affectés par les combats sont toujours coincés dans la zone du conflit. Il y a urgence pour ces familles.

Peu d’espoir d’un vrai cessez-le-feu dans les prochains jours. Les combats dans la région de Saada, au nord du Yémen, se sont intensifiés. Récemment, des civils sont morts lors d’un raid aérien. Il y avait des enfants parmi eux.

Prises au piège dans la zone d’affrontements entre armée et rebelles, 100 000 personnes continuent de souffrir, privées de tout secours. Et les organisations humanitaires ne peuvent toujours pas leur venir en aide. Deux cessez-le-feu ont déjà été rompus et la zone n’est toujours pas sécurisée pour que les agents humanitaires puissent intervenir.

Dans les camps de déplacés situés à l’extérieur de la zone de conflits, l’Unicef vient en aide aux familles en leur fournissant notamment de l’eau potable et en œuvrant pour l’assainissement et l’hygiène. Environ 50 000 personnes ont réussi à fuir la province de Saada et sont arrivées jusqu’à ces camps des gouvernorats voisins. Démunies, ces populations n’ont plus aucun bien en dehors de leurs bêtes qu’elles ont amenées avec elles. Plus de vêtements, plus de matériel de cuisine, plus de vivres. Les organisations humanitaires, telles l’Unicef, se mobilisent pour les aider. L’objectif de l’Unicef reste d’accéder aux populations en danger, piégées dans la zone de conflits. Pour cela, les parties bélligérantes doivent laisser travailler les organisations humanitaires.
 

L’Unicef France se mobilise

150 000 euros pour le Yémen, c’est la somme que l’Unicef France vient d’envoyer sur le terrain pour venir en aide aux enfants souffrant de malnutrition. Le conflit frappe un pays dans lequel la situation des enfants est déjà très difficile : au Yémen, 46% des moins de 5 ans présentent un poids insuffisant.

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