Un congrès à Rio pour combattre l’exploitation sexuelle

Publié le 23 novembre 2008 | Modifié le 24 mai 2016

Le gouvernement brésilien, l’Unicef, l’ECPAT et le groupe des ONG pour la convention des droits de l’enfant ont organisé en novembre le IIIe Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents.

10 milliards $ (8 milliards €) : c’est ce que rapporte chaque année le trafic d’êtres humains. Conscients de cette réalité, 3000 participants se sont réunis pour organiser une riposte efficace.

10 milliards $ (8 milliards €) : c’est ce que rapporte chaque année le trafic d’êtres humains, l’un des crimes transnationaux les plus lucratifs et dont la croissance est la plus rapide. Un grand nombre des victimes de ce trafic est constitué d’enfants, beaucoup d’entre eux étant vendus sur le marché sexuel.

L’Unicef est préoccupé aussi bien par la prostitution enfantine que par l’utilisation des enfants à des fins pornographiques, notamment sur internet, en passant par les abus subis au travail ou dans le cadre scolaire. De plus en plus d’enquêtes (dont l’Etude des Nations unies sur la violence à l’encontre des enfants) sont conduites dans le souci de mesurer l’ampleur et la diversité du phénomène. La mobilisation de tous est recherchée pour contrer l’exploitation sexuelle : chefs religieux, parlementaires, entreprises.

En 1996, la 1ere édition du congrès avait donné lieu à une déclaration adoptée par 122 pays, puis la 2e à un engagement mondial. Ce 3e rendez-vous traduit une montée en puissance de la prise de conscience planétaire de ce drame qui prive de leur enfance des milliers de jeunes à travers le monde.

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En savoir plus, sur le site du Congrès : http://www.iiicongressomundial.net/

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Après Stockholm (Suède) en 1996 et Yokohama (Japon) en 2001, la 3e édition a lieu du 25 au 28 novembre à Rio (Brésil). Le Congrès 2008 est ouvert à 3 000 participants (dont plusieurs centaines de jeunes) : représentants des gouvernements, de la société civile et du secteur privé.

Cinq thèmes ont été discutés :

  • les nouvelles dimensions de l’exploitation sexuelle commerciale,
  • l’arsenal législatif et son application,
  • les politiques intersectorielles,
  • le rôle du secteur privé et la responsabilité sociale des entreprises,
  • les stratégies pour une coopération internationale.

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