Une rentrée des classes avec UNICEF : ce qui a changé pour les enfants rohingyas

Publié le 24 janvier 2019

Les équipes UNICEF ont redoublé d’efforts pour implanter des centres éducatifs dans les camps de réfugiés rohingyas : Minara et de nombreux autres enfants peuvent maintenant aller à l’école.

« On est bien ici : le sol n’est pas boueux », fait remarquer Minara, 11 ans, en parlant de sa nouvelle salle de classe située dans le camp de réfugiés rohingyas de Kutupalong au Bangladesh. Cela fait environ un mois qu’elle suit des cours ici et c’est déjà une petite victoire. En effet, elle avait auparavant cessé d’aller à l’école car il était quasiment impossible d’étudier à cause de la chaleur et de la boue.

Avec des partenaires sur le terrain, les équipes UNICEF ont ouvert un nombre croissant de centres éducatifs. En améliorant la qualité des installations, on s’assure qu’un plus grand nombre d’enfants comme Minara bénéficient d’un accès à l’éducation. À terme, ces enfants pourront développer leurs compétences et réaliser leur potentiel.

Augmenter le nombre de centres et d'enseignants

Pour la rentrée des classes au Bangladesh, pas moins de 145 000 enfants réfugiés fréquentent les 1600 centres financés par UNICEF. Ce nombre est un exploit au regard des besoins immenses des Rohingyas ayant fui le Myanmar. « De nombreux enfants demeurent traumatisés après avoir été victimes de tirs ou témoins de graves violences, fait remarquer Iffat Farhana, qui anime pour UNICEF des programmes d’éducation au Bangladesh. On voit beaucoup d’enfants avec des difficultés d’apprentissage, des handicaps physiques, des déficiences visuelles ou des difficultés d’élocution. Chacun de ces enfants a pourtant le droit d’être éduqué. En augmentant le nombre de centres et d’enseignants, UNICEF espère pouvoir atteindre chaque enfant et l’aider à grandir dans les meilleures conditions. »

En 2019, nous voulons permettre à 120 000 enfants supplémentaires d’aller à l’école en ouvrant 900 centres de plus. Nous souhaitons aussi accompagner les jeunes âgés de 15 ans et plus : 97% d’entre eux n’ont accès à aucune forme de scolarisation dans les camps. Sans la protection de l’école, ils sont plus vulnérables aux trafics, au travail des enfants ou aux mariages précoces. Nous ne pouvons tolérer l’idée que cette génération de jeunes Rohingyas soit gâchée à cause de la guerre : avec un don, nous pouvons leur offrir des perspectives d’avenir.

Permettez à des enfants rohingyas d'aller à l'école : faites un don à UNICEF.

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