VIH-Sida : Mimie Mathy, témoin de l’action de l’UNICEF au Cambodge

Publié le 26 novembre 2010 | Modifié le 22 décembre 2015

Mimie Mathy, ambassadrice de l’Unicef France s’est rendue au Cambodge pour voir de plus près l’action menée par l’Unicef pour lutter contre le VIH-Sida. De retour de mission, et en vue de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, le 1er décembre, elle nous confie ses premières impressions.
 

 

 

Le Cambodge fait partie des pays qui rencontrent un certain succès dans la prévention et la réduction d’infections liées au VIH /Sida  avec une baisse  significative du nombre d’adultes atteints du virus. En 1997, 2,6 % de la population cambodgienne est touchée, dix ans plus tard, ce pourcentage concerne moins de 1% de la population. Ces progrès peuvent être attribués  d'une part, à une plus large utilisation du préservatif, et d'autre part à une  meilleure prise en charge de la population  en particulier la prise de  médicaments  parmi les personnes  vivant avec l’infection du VIH. Mais ces chiffres encourageants sont à relativiser. Car la diminution du nombre de personnes atteintes de la maladie est directement liée au grand nombre de décès qu’il y a eut durant les premières années de l’épidémie. En 2009, 60 000 personnes vivaient avec le virus, alors qu’en 2001, elles étaient  près de 120 000.
 

 

Des actions concrètes

 

Un nouveau programme national a été mis en place pour 2011-2015. En  soutenant des programmes de santé, de nutrition et de protection de l’enfant, l’Unicef se mobilise en faveur du bien-être global de la population, comme a pu le constater Mimie Mathy.

Dans le seul souci de rendre son action plus efficace, l’Unicef travaille la main dans la main avec le gouvernement cambodgien; Sur le terrain, l’Unicef est très actif. L’agence onusienne soutient notamment un centre d’appels téléphoniques où les malades peuvent se confier de manière anonyme et recevoir des informations non seulement sur le VIH, mais aussi sur les maladies sexuellement transmissibles. Notre ambassadrice est allée dans ce centre et a pu  constater le travail réalisé par ces équipes : « Les gens peuvent appeler et poser toutes les questions qui les angoissent », explique t – elle, avec émotion. Grâce au soutien technique et financier que lui apporte l’Unicef depuis l’an 2000, le centre d’appels  " Inthanou "  a contribué à la prévention du VIH. Aujourd’hui, 10 conseillers travaillent dans ce centre, neuf heures par jour, six jours par semaine.

L’Unicef est aussi très impliqué contre l’usage des seringues et insiste sur la transmission d’un message fondamental : l’absorption de drogue par intraveineuse multiplie les risques de contamination et de transmission de plusieurs maladies, dont le VIH. C’est pourquoi, l’Unicef soutient Korsang, une ONG locale, qui offre des services de prévention, en particulier pour les adolescents et les adultes concernés par l’usage illicite de  la  drogue. Mimie Mathy encourage les ONG comme Korsang ou les associations qui se rendent dans les lieux fréquentés par les jeunes (karaoké,  discothèque...) pour faire de la prévention.

Enfin, l’Unicef s’appuie sur la culture locale pour faire passer ses messages. Au Cambodge, plus de 90% de la population est bouddhiste. Ce qui fait des moines religieux des personnes respectées et très écoutées. Aux côtés de l’Unicef, les moines jouent donc un rôle central dans les communautés. Ils sont une aide très précieuse pour les familles affectées par le VIH et pour leurs enfants, comme le souligne notre ambassadrice car, selon elle, « on est complètement démuni quand on se retrouve face à la maladie ».

En savoir plus

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Le VIH-sida, 4 thèmes clé sur lesquels l’Unicef veut progresser d’ici  2015, dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement :

La prévention de la mère à l’enfant : D’ici à 2015, 75% des femmes enceintes doivent faire un test de dépistage et doivent recevoir leurs résultats.

La prévention auprès des enfants : D’ici à 2015, 95% des enfants atteints du VIH doivent recevoir une thérapie antirétrovirale.

La prévention auprès des personnes à risque : D’ici à 2015, au moins 60% de la population âgée de 15 à 24 ans devra savoir identifier les moyens efficaces pour empêcher la transmission du virus.

La protection des enfants atteints du VIH : D’ici à 2015, au moins 60 % des orphelins et enfants vulnérables à cause du VIH-Sida doivent être pris en charge.

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