You won’t be forgotten, chanson des droits de l’enfant 2013 !

Publié le 19 novembre 2013 | Modifié le 31 décembre 2015

Cette année, l’UNICEF France a confié à un groupe de sept lycéens musiciens et engagés, le « No Name Septet », la réalisation de la chanson officielle pour la Journée internationale des droits de l’enfant ! Cara (chant) et Victor (piano) reviennent sur cette expérience, aux côtés de leur accompagnatrice et bénévole UNICEF, Nadine.

Avec pour thème le droit à la participation, quoi de plus logique que de confier à des jeunes la chanson officielle du 20 novembre 2013 ? Le « No Name Septet » a répondu à notre appel…
Cara, Océane, Adrien, Jazz, Nelson, Victor et Hugo,  Jeunes Ambassadeurs UNICEF, avaient déjà à leur actif un CD de reprises de chansons et des représentations sur scène – qu’ils avaient choisi de faire au profit de l’UNICEF. Nous leur avons donné carte blanche et, prenant la suite d’Oxmo Puccino, ou encore Camélia Jordana, ils ont écrit, composé et interprété, de A à Z, le titre « You won’t be forgotten »
 
 

L’UNICEF… Pourquoi et comment ?

 
Cara : Nous sommes devenus Jeunes Ambassadeurs après avoir été approchés par la Présidente du comité UNICEF du Gers (32), qui nous avait vus jouer sur scène. Nous y avons vu une belle opportunité d’aider les enfants à travers notre musique.
Victor : Le No Name a découvert l’engagement pour une cause… et l’UNICEF a découvert un autre moyen de diffuser sa parole en faveur des droits de l’enfant !
 

En quoi la musique est un bon vecteur de sensibilisation ?

 
Nadine (accompagnatrice) : Elle est universelle, pas besoin de longs discours. A l’issue de leurs concerts, lorsque les Jeunes Ambassadeurs du « NO NAME Septet » proposent leur CD de reprises « Old House, Old Pipes », non seulement les spectateurs emportent un souvenir de l’instant musical qu’ils viennent de vivre, mais ils participent aussi spontanément à l’élan de générosité qui anime le groupe. Il y a là une forme de solidarité partagée.
 

Chargés de la chanson officielle par l’UNICEF… Ca représente quoi pour vous ?

 
Cara : Je me souviens qu'au début j'étais étonnée, ce n’est pas souvent que l'on propose à des jeunes d'écrire une chanson comme cela !

Victor : Nous sommes passés par tous les stades émotionnels… Le premier fut évidement un grand enthousiasme résultant de l’importance du projet et la confiance qu’on nous a alors accordée. Cependant ce sentiment peut vite s’effacer quand on se rend compte du poids que cela représente. Le stade de l’écriture fut alors très mouvementé et chargé de désaccords entre les musiciens… Mais c’est à cela, je pense, que l’on reconnait un groupe en étape de création.

Cara : Il y a eu les moments où l’on ne savait vraiment pas si on allait y arriver, les impasses, mais on savait qu'on s'était engagés, on devait mener le projet jusqu’au bout. Vous n'imaginez pas notre joie lorsqu'on a enfin entendu l'enregistrement ! Ce projet est une des choses les plus difficiles et satisfaisantes qu'on n’ait jamais faites avec le groupe, non seulement parce qu’on a réussi à transmettre le message que l'on voulait par rapport à ce qu'il se passe dans le monde, mais également parce qu’il a contribué à notre développement.
 

Pourquoi cette cause, les droits de l’enfant ?

 
Victor : Respecter des droits, c’est un devoir. Il n’y a pas de liberté sans limites. Dans le mot « jeunesse » s’inscrit la notion d’avenir et dans « droits des enfants » s’entend le droit des Hommes en devenir. Un Homme ne peut être respecté après sa majorité s’il ne l’était pas avant.
 

Nadine, votre regard en tant qu’accompagnatrice du projet ?

 
Nadine : Le projet a été un défi : le NO NAME interprétait jusque-là des standards de jazz, et composait depuis moins d’un an des morceaux jazz/funk... Ecrire une chanson, ils ne l’avaient jamais fait ! Tout cela s’est mis en place grâce à un fort capital confiance – la confiance qui leur a été faite. A cela s’est ajoutée une touche de soutien bienveillant et professionnel de tous ceux qui les ont accompagnés. Pour les jeunes, ce fut cinq mois de moments d’euphorie, de doute, de recherches, de rencontres professionnelles, de tension, d’émotion… Pour finalement arriver au bout de ce magnifique projet : mettre leur passion, la musique au service des autres.
 

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