G7 : UNICEF sera présent à Biarritz pour défendre les droits des enfants

Publié le 26 avril 2019

G7 : UNICEF sera présent à Biarritz pour défendre les droits des enfants

Le Groupe des sept (ou G7) rassemble les chefs d'Etat ou de gouvernement des sept pays réputés être les plus riches. En 2019, la présidence de ce groupe est assurée par la France et une rencontre aura lieu à Biarritz du 24 au 26 août.

Qu’est-ce que le G7 ?

Le G7, ou Groupe des sept, est un groupe informel composé de sept pays, à savoir la France, les Etats-Unis, le Canada, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et le Japon. Ce sommet est un forum annuel de rencontres et d’échanges entre les dirigeants et décideurs politiques sur des thématiques de portée mondiale telles que l’égalité des genres, le changement climatique ou plus récemment l’éducation des filles. L’Union européenne y est également associée depuis 1977.

Chaque membre du G7 préside à tour de rôle le sommet en fixant en amont les grandes priorités qui seront au centre des échanges.  

Où se déroule le G7 cette année ?

Du 24 au 26 août 2019, ce sera au tour de la France d’assurer l’organisation de la 45e édition du G7 qui se déroulera à Biarritz. Le sommet s’inscrit sous la bannière « un G7 contre les inégalités » avec cinq objectifs : la lutte contre les inégalités de destin, la protection de l’environnement, la dimension sociale de la mondialisation, la paix et l’accès au numérique.

Parmi ces objectifs, la France entend lutter contre les inégalités de genre, favoriser l’accès à l’éducation et à des services de santé de qualité en se focalisant notamment sur les pays de la zone du Sahel.  

Comment UNICEF s’engage dans ce G7 ?

Parce que les inégalités commencent dès la naissance, il est crucial d’agir rapidement et de s’assurer que les droits des enfants restent au cœur du débat de ce G7.

C’est pourquoi UNICEF France s’engage et souhaite mener cette lutte contre les inégalités lors de ce sommet, au nom des enfants. Nous le pouvons et nous le devons.

Pour UNICEF France, combattre les inégalités de destin passe nécessairement par l’éducation et la formation des filles et des femmes comme moyen d’autonomisation. L’éducation est un droit fondamental, l’égalité des filles et garçons aussi.

UNICEF France travaille depuis toujours à ce que les enfants, notamment les filles, puissent aller et rester à l’école, qu’elles acquièrent les compétences nécessaires pour accéder au marché de l’emploi. Cela implique de lever les barrières à l’éducation telles que les normes sociales discriminantes ou les pratiques néfastes que sont le mariage des enfants ou les mutilations génitales féminines. Ces barrières, les filles dans de nombreuses régions du monde y font face et en particulier dans les pays de la zone du Sahel.

En 2016, 263 millions d’enfants et jeunes n’étaient pas scolarisés dans le monde. Les filles représentent près de la moitié de ces enfants non scolarisés. Sur les 63 millions d’enfants non scolarisés au primaire, plus de la moitié vit dans les pays d’Afrique sub-saharienne, et 66 % des filles de cette région qui ne vont pas à l’école sont mariées avant 18 ans contre 13% de celles qui ont fait des études secondaires ou supérieures.

L’accès à l’éducation est un vecteur majeur pour permettre aux filles de devenir indépendantes. Cette éducation contribue à diminuer le mariage forcé et augmente leur chance de choisir librement leur destin.   

« Les filles et les jeunes femmes font face à de nombreux obstacles tout au long de leur vie : les écoles qui manquent d'installations appropriées pour gérer leurs règles, un déni d'éducation à cause de leur sexe, la pauvreté et l’inégalité qui mettent le coût de l'éducation hors de portée pour de nombreuses familles, le risque de se marier trop tôt - et d'avoir des enfants trop tôt - au lieu de poursuivre des études et un travail. Soutenons la vie et l’avenir des femmes et des filles partout dans le monde. Et faisons-le ensemble », affirme Henrietta Fore, directrice générale d'UNICEF.

C’est cette ambition qu’UNICEF France porte auprès des institutions et autorités compétentes, tant en France qu’à l’international grâce à son réseau mondial. Il est temps que des actions concrètes et des engagements financiers soient pris. La France doit se positionner comme un acteur-clé sur les enjeux de l’éducation et d’égalité des genres en devenant un chef de file sur ce sujet et en soutenant cette lutte contre les inégalités de destin. L’année dernière le G7 canadien a ouvert la voie sur la thématique de l’éducation des filles et l’égalité hommes-femmes, la France se doit de continuer sur ce chemin.

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